mardi, 08 janvier 2008

Le drame du petit réactionnariat...

(Petit billet polémique à l'attention de mes amis réacs...)

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Disklheimeur: Cette note regorge de raccourcis douteux et de généralisations abusives, j'y fourre sans vergogne des individus particuliers dans de grandes cases stupides. Disons que ce billet propose une réflexion sur des types, à la Balzac... Le génie balzacien en moins...

Par ailleurs ces réflexions font suite à une discussion hors sujet entamée avec messire Goux à la suite d'un billet sur la SF. Cependant je projetais depuis quelques temps la rédaction d'un tel pavé (dans le marigot réac!)...

Enfin il est tout à fait patent que si quelqu'un a dans ce billet le beau rôle c'est sans doute aucun l'illustre mézigue. Cela tient assez vraisemblablement à l'identité de l'auteur de cette note pas provocatrice pour deux sous...

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Il m'est arrivé assez souvent de lire sur des blogs réacs que l'intelligence était plus ou moins définitivement de droite, inventaire à l'appui. Ces gens de la réacosphère comme ils s'appellent parfois assez ridiculement à mon sens ne me sont pas foncièrement antipathiques, on y trouve certes des blogueurs intéressants aux billets souvent pénétrants.

Il faut par ailleurs reconnaitre que l'érudition est le plus souvent dans leur camp, le goût de l'effort, l'ascétisme qu'exige l'élaboration d'une vaste culture étant des valeurs de droite. D'autre part ces gens là sont parfois moins sectaires que leurs avatars d'extrême gauche, soit par probité intellectuelle soit par ce goût du jeu et de la provocation qu'ils ont si souvent en partage et qui est sans doute ce qui m'attire le plus en eux même si il ne m'échappe pas que souvent ce penchant provocateur leur permet d'assumer leurs bas instincts antisémites ou racistes sur un plan certes abstrait mais néanmoins répugnant.

Il n'aura échappé à personne que je fréquente de telles mauvaises gens, virtuellement comme en témoigne ma blogliste, mais aussi dans la vie, ce que seuls mes proches savent. Un de mes amis réac de droite, catholique fervent, monarchiste patenté m'attribuait sur Vaste blogue un "style de polémiste d'extrême droite", il faut certes faire la part de flagornerie dans ce jugement amical.

Néanmoins je me suis souvent demandé si mes mauvaises fréquentations n'étaient pas les prémices de mon changement de bord. Au fond ce serait tellement plus simple de rejoindre cette "réacosphère" à laquelle je me frotte parfois très désagréablement mais si volontiers. Et justement tout le problème est là: il s'agit bel et bien d'une facilité, pire d'un confort en un mot d'une capitulation.

Car au fond quand je les vois, ces réacs, se complaire dans leur petit "réactionnariat" bien douillet, se rengorger de faire partie de leur fameuse "réacosphère" qui rivalise largement en ridicule avec la vulgaire "blogosphère" qu'ils conchient je me souviens de l'effort qu'il me faut pour voleter autour de leur troupeau paillard et si jaloux de son "capital rancoeur".

Alors je pense à Vialatte du haut de ma culture éclatée, dérisoire et brouillonne d'éternel dilettante, et je me dis que son génie fut justement de ne se jamais complaire dans la haine d'une modernité qu'il récusait tout autant que ces réacs de pacotille. Vialatte, chroniqueur ou romancier, ne s'est jamais contenté de s'essuyer les pieds sur la littérature en arrosant de son mépris la modernité comme ces messieurs de la réacosphère. Je me souviens d'une interviouve de Fred Chichin reprochant aux artistes engagés de gauche de se servir de l'art comme d'un paillasson pour véhiculer des idées. Les réacs font-ils autre chose? Non, simplement leurs idées sentent le soufre et pour beaucoup d'entre eux c'est un gage d'intelligence. Qu'on me laisse en rire, leur bande est de moindre taille mais ils ne font jamais qu'une bande eux aussi! Ce n'est que justice si le terme "réacosphère" au fond n'est jamais que le calque de "blogosphère", et ironie du sort ce sont des réacs eux mêmes qui eurent la fantaisie de se baptiser ainsi!

Pour moi ce n'est certes pas un hasard si un fâcheux de première force comme messire Asensio du haut de son Olympe d'érudition n'a jamais parlé d'Alexandre Vialatte* dans son stalker qui a la plus grosse. Voilà bien l'archétype du réac perclu de vanité qui met à l'index d'un coup d'aile et par ailleurs élève à la dignité littéraire tout ce qui a le bon goût de sentir le soufre, sa grande gloire au fond c'est d'être de la caste des infréquentables et de la promouvoir de lecture érudite en critique absconse et de critique absconse en lecture savante.

Asensio ferait bien de lire Vialatte, cela pourrait lui donner  des idées pour utiliser sa très grosse érudition à meilleur escient. Cracher sur la puanteur du monde est à la portée du premier réac venu, faire advenir la beauté au milieu du fumier demande un talent plus rare. Mais laissons-là Asensio que je ne fréquente point, je pressens que le drôle n'aime rien tant que la polémique tant qu'elle lui permet de se mettre en scène avantageusement, un plaisir à ne pas lui donner. Tous les réacs n'ont cependant pas cette vanité et c'est aux autres que j'adresse ce billet.

Amis réacs et autres post-modernes, combien d'entre vous ne se payent le luxe d'exister que parce que le monde "moderne" est ce qu'il est et ce faisant vous permet de proférer chaque jour votre sentence? C'est une bonne question que devraient se poser les zélateurs de Muray...

Je vous la pose donc et pour ma part je suis bien convaincu d'une chose: nul homme plus que le réac n'aspire plus fondamentalement à la perpétuation de l'ordre établi de la modernité.

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Notes:

* Il n'y est question de Vialatte qu'en tant que traducteur du Gai savoir de Nietzsche...

Commentaires

Première lecture rapide et deux ou trois objections : vous ne perdez rien pour attendre...

Écrit par : Didier Goux | mardi, 08 janvier 2008

Quelques prolongements chez des réacs pas trop effarouchés:

http://abimopectore.over-blog.com/article-15579961.html
http://lesenfantsdelazonegrise.hautetfort.com/archive/2008/01/10/reacs-masturb.html
http://legrandcharles.wordpress.com/2008/01/11/sens/
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/01/13/en-retard/

[MESSAGE D'ORIGINE:
Seulement deux ou trois? Hin, hin, hin!
Ce résultat médiocre doit sans doute au fait que j'ai vicieusement pris sur moi de vous mettre dans ma poche en me payant votre pote Juanito...

J'attendrais néanmoins... ;)]

Écrit par : Tang et prolongements | mardi, 08 janvier 2008

Damned ! Trop tard ! Il est huit heures et demie et j'ai télé à neuf heures moins le quart. Comme ça m'ennuierait de bâcler, je préfère remettre (et, non, ce n'est pas une dérobade !).

Tiens, puisque je vous tiens, je vous signale un message vraiment intéressant chez le bien nommé Gai-Luron sur la vulgarité de Sarkozy. C'est ici :

http://presqueriensurpresquetout.unblog.fr/2008/01/08/classe/

Écrit par : Didier Goux | mardi, 08 janvier 2008

Aha, Vaste blog et Didier Goux contre le Stalker himself et ses affidés, voilà qui promet... J'ai hâte de lire la suite sur vos blogs respectifs, messieurs. Et comme je comprend votre situation, Tang, affligé que vous êtes de vos webesques fréquentations infréquentables, puisqu'en ce qui concerne au moins l'Asensio, j'ai les mêmes (mais je me soigne).

A vous lire bientôt

Manu

Écrit par : Manu | mardi, 08 janvier 2008

Quant au conseil de lire Vialatte, j'abonde, il va sans dire.

Écrit par : Manu | mardi, 08 janvier 2008

Je ne vous soupçonnerai pas de si tôt de dérobade! Les réacs ont peu ou prou un vague sens de l'honneur, qui les rend attachants...

Je connais le blog de Gai-Luron. Je ne l'apprécie guère cependant, son ironie glacée ne m'amuse guère, sa prose toujours égale ne me fait jamais vibrer: il ne me touche pas en somme, je préfère encore des blogues qui me scandalisent, le sien m'indiffère et entretient en moi une forte animosité. J'ai tout simplement l'impression de lire des textes écrits par un ordinateur, résultante d'une froide mécanique analytique mais désespérément sans vie.

L'article que vous citez est de la même eau: l'analyse est juste, pesée mais y a t il un homme derrière le blogueur? gai luron a des qualités que j'apprécierais chez un journaliste économiste (comme Alain Joannes au calamiteux Télégramme) mais chez un blogueur cela ne m'inspire rien qui vaille.

Sur le fond l'article est néanmoins très clairvoyant. Il néglige en revanche (sans doute volontairement) la part de calcul qu'il y a dans l'étalage de cette vulgarité.

Il faudrait tout de même être bien naîf pour croire que monsieur Sarkozy soit incapable d'employer dans ses phrases des négations complètes. in fine sa vulgarité ne consiste pas à porter des rolex ou que sais-je mais à flatter les bas instincts du gugus buvant ses paroles sur son LCD...

Écrit par : Tang | mardi, 08 janvier 2008

Salut Tang,

Je voulais initialement vous féliciter pour ce billet que je trouve très juste et très drôle lors de l'apparition attendue du maître réactionnaire, puis je suis tombé sur les commentaires ; je dois donc vous remercier doublement : d'une part pour le billet en tant que tel et d'autre part pour le commentaire car c'est exactement ce que j'ai essayé de faire sur mon blog, à savoir proposer des analyses sans aucun affect. Et cette froideur m'a fait penser à gai luron, personnage sans aucun affect - apparent. Donc je vous remercie d'avoir relevé cet aspect des choses.

Je remercie au passage Monsieur Goux pour la promotion sans faille de mon article qui n'en mérite pas tant.

Écrit par : Gai Luron | mardi, 08 janvier 2008

Bonjour Gai Luron,

Une fois de plus vous me chagrinez: j'eusse préféré un commentaire plein de rancune! ;)

Malgré votre pseudonyme je n'imaginais pas une seconde que votre style ultra neutre put constituer un choix éditorial délibéré. Cela doit demander un effort tout flaubertien dont je ne peux que vous féliciter mais j'avoue avoir le plus grand mal apprécier votre blog de ce fait, aucune identification n'est possible sauf lorsque vous clamez votre admiration pour Brel... Ou encore paradoxalement lorsque vous confessez une pointe de mauvaise foi libérale... ;)

Ce n'est pas la première fois que j'aborde ce sujet avec vous s'il vous en souvient. Je serai curieux de connaitre les motivations de ce choix d'un style si froidement analytique...

Quoiqu'il en soit merci pour votre commentaire des plus aimables. Cela dit ne vous y trompez pas: vous m'auriez fait bien plus plaisir en flattant mes bas instincts de polémistes de salon... ;)

Bonne année

Écrit par : Tang | mercredi, 09 janvier 2008

"aucune identification n'est possible sauf lorsque vous clamez votre admiration pour Brel" :

Moi, c'est quand on porte aux nues ce grand couillon satisfait que l'on commence à m'agacer les râtiches...

Écrit par : Didier Goux | mercredi, 09 janvier 2008

Salut Tang,

J'ai toujours essayé de suivre les préceptes de Raymond Aron qui demandait qu'on évacuât (un peu de pédanterie dès le matin) les affects et les investissements personnels dans un texte lorsqu'il s'agissait de politique ; je tente tant bien que mal de suivre cet homme qui pour moi constitue le modèle absolu de l'article politique, et justement rien ne m'horripile plus que le besoin d'identification.

Pour le dire autrement, rien ne me semble pire en politique que le "moi je" où l'analyse part d'un cas personnel investi de tout son pathos et je tente de mettre en adéquation cette façon de voir les choses dans la pratique en soutenant des réformes qui ne sont pas favorables à mon cas personnel. Sur ce point, je suis très fondamentalement anti-libéral, puisque je ne consisère pas que mon intérêt personnel soit nécessairement justifié bien que je considère que toute politique doive se fonder sur l'irréductibilité de la recherche de l'intérêt individuel...

C'est vous dire à quel point j'évolue dans des trésors d'incertitude absolue qui me laissent la plupart du temps dans un flottement pénible.

Si vous y tenez, je formulerai des critiques à votre encontre, pleine de rancoeur et de haine mais pour le moment je préfère saluer votre article sur les réacs qui, d'ailleurs, m'a incité à retourner voir le blog de l'érudit littéraire que vous citez, et qui m'a bien donné la gerbe (voyez, je succombe au pathos contemporain)

Écrit par : gai luron | mercredi, 09 janvier 2008

@Didier: je ne l'ignore pas. Sans doute Brel était il un faux modeste très conscient de ses talents d'interprète, cela enlève-t-il à ce même talent?
De plus Brel est sans doute avec Ferré un des chanteur dont les textes avaient le bon goût de ne pas s'engager politiquement. Tout anarchiste que je sois je préfère ce désintérêt idéologique aux nombreuses prises de position de Brassens...

Cela dit il est vrai que je ne slurpe pas ma soupe... Nul n'est tenu à la perfection excepté Assouline... ;)

@Gai Luron: Salut,

Il est vrai que votre blog s'astreint de manière restrictive au champ politique pour laquelle cette absence d'affect est de fait très souhaitable. C'est d'ailleurs ce qui me le fait fuir car j'ai sur ce sujet une vision d'un cynisme de plus en plus abouti malheureusement si bien que la politique me semble désormais foncièrement étrangère à ce qui de près ou de loin m'intéresse (la littérature et son unique sujet, la vie).
Il ne vous échappera pas que cette position n'est pas forcément très ancienne ici.

Votre rigueur intellectuelle sur ce sujet néanmoins vous honore. Cependant j'aime trop le genre polémique et n'ai plus comme je l'ai dit si haute idée de la politique pour abandonner non seulement le "JE" mais pis encore pour vous je le crois le "TU", l'apostrophe virulente.

Pour en revenir au sombre Asensio son blog peut prêter à rire, par ses multiples invocations du démon. Anne-Lorraine Schmitt, paix à son âme, ne méritait cependant pas la deuxième mort qu'est le répugnant article que lui a dédié notre petit réactionnaire. Sans doute sur l'autre bord trouve-t on de semblables monuments d'indignité dans l'exploitation partisane d'un aussi sordide fait divers.

N'hésitez pas à venir agonir yceblog de votre indignation si les méfaits de Juanito vous en ont laissé en réserve.

Écrit par : Tang | mercredi, 09 janvier 2008

ah, la fameuse réacosphère et son portail néoréac (rivesdroites.quelquechose, si jeune mabuse) !

l'idée en soi n'est pas tout à fait à jeter. ce qui y est désolant, c'est le côté "le monde va mal ma pauvre lucette", et qui au final, à part un constat désespérant, n'offre pas grand chose. enfin il faut être magnanime et savoir y prendre le meilleur...

Juanito à mon avis n'existe pas, c'est une blague, un hoax. Ce type est *SPECIAL*, incompréhensible, vindicatif, *RIGOLO*.

bonne journée à tous, moi je viens de gagner mon procès contre mes propriétaires, je suis bien contente et pas d'humeur réac.

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Edition Tang, désolé Camille...

Écrit par : camille | mercredi, 09 janvier 2008

@Manu,
Salut,
J'ai failli passer à côté de vos commentaires. Vous avez bien du courage pour lire le Stalker. Et toute mon admiration si vous y comprenez goutte!

@Camille:
Ce type existe cela est certain. il travaille dans la bourse à ce que j'ai appris. Ca les esquinte hein? Je me désole qu'il ait l'admiration d'Ygor Yanka dont le blog est d'une grande intelligence et la prose de qualité (notamment lisible sans être pauvre)

Écrit par : Tang | mercredi, 09 janvier 2008

Au fond, voyez-vous, je ne pense pas qu'il me soit la peine de vous répondre, dans la mesure où j'ai la nette impression, vous relisant, que nous ne parlons pas de la même chose. Pour faire bref, vous dites "droite" et "gauche", alors que je vous parle, moi, de "réactionnaire" et de "progressiste" : ces notions ne se recouvrent plus, c'est à peine si elle se recoupent encore, çà et là.

Les progressistes sont des gens qui trouvent que le monde ne pas pas ENCORE bien, les réactionnaires jugent qu'il va DÉJÀ mal. Les progressistes pensent qu'il faut aller plus loin et plus vite dans la voie où nous sommes engagés, les "réactionnaires authentiques" (pour reprendre l'expression de Nicolàs Gòmez Dàvila, dont je vous engage vivement à lire le livre portant ce titre) savent ou croient savoir que nous sommes engagés dans une voie qui ne peut que mener au désastre. C'est pour cette raison que Renaud Camus appelle les progressistes qui font aujourd'hui à la fois la loi et la morale les "Amis du désastre".

Il est des progressistes de gauche (Le Monde, Libé, etc.) comme de droite (Le Figaro, L'Express, etc.) : aux yeux d'un sain réactionnaire, ils sont rigoureusement semblables, dans l'exacte mesure où la bien-pensance initialement de gauche a fini par contaminer la droite (je ne parle pas des extrêmes, ici).

De la même manière, il existe des réactionnaires des deux bords. Et j'aurai toujours plus de tendresse et d'empathie pour un vieux militant communiste regrettant l'âge d'or du Parti (de ce parti qui me révulse pourtant, idéologiquement) que pour un électeur enthousiaste de M. Delanoë, pour aller directement à l'extrême de la caricature progressiste, ami-du-désastrienne.

Il doit même y avoir des réactionnaires d'extrême-gauche, j'en prend le pari. Et ce n'est pas sans une certaine pitié attedrie que, parfois, je songe aux sombres pensées que doit ruminer ce pauvre et exténué Alain Krivine en voyant son successeur aller faire le guignol dans des émissions de variétés télévisées, c'est-à-dire dans l'oeil même du cyclone bourgeois qu'il est censé détruire, ou tout au moins combattre.

À quoi reconnaît-on un vrai progressiste ? Principalement et avant toute chose à sa détestation profonde du monde dont il est issu. La France qui lui a donné naissance doit absolument crever, le plus tôt sera le mieux : par la honte de soi, le métissage à tout crin, la renonciation empressée à tout ce qui pouvait faire son identité (désormais appelée "moisissure"), etc.

À quoi reconnaît-on un authentique réactionnaire ? Au désenchantement (parfois furieux, voire jubilatoire) qui est le sien, sachant bien qu'il mène un combat perdu d'avance, déjà perdu. La chasse au réactionnaire est un sport de trisomique : le réactionnaire a toujours déjà perdu, face au progressiste.

Seulement, comme le progressiste, sauf cas de cécité complète, sait bien qu'il n'a rien de mirobolant à proposer aux foules, en matière d'avenir, il relit son René Girard et, illico, le livre refermé, part en quête d'un bouc émissaire qui fera une victime émissaire parfaite pour occuper les esprits, satisfaire l'appétit festif des foules - appétit que lui-même aura fait naître et soigneusement entretenu.

Pour les progressistes, Jean-Marie Le Pen a longtemps été une véritable bénédiction. En fait de victime émissaire, il allait au-devant du couteau sacrificateur, il s'appliquait consciencieusement à être le monstre hitlérien que l'on voulait qu'il fût.

Hélas, soudain, plus de Le Pen ! Que faire ? C'est simple : lepénisons quelqu'un d'autre. C'est ce qui est fait jour après jour, sans relâche, ni week-end, ni RTT, avec Nicolas Sarkozy. Sarkozy = fasciste, c'est vite emballé, c'est pratique, ça occupe des centaines de blogueurs de gauche qui, pendant ce temps, ne sont pas dans les bistrots, ni d'ailleurs dans les banlieues, à s'apercevoir que, dans certaines d'entre elles, il n'y aura bientôt plus un seul Français. Ce qui nous amène tout naturellement à la deuxième (chronologiquement) et désormais principale occupation des progressistes : la lutte contre le racisme.

À côté de ce véritable fossé, que pèsent vos petites histoires de droite et de gauche ? Est-ce que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ne sont pas également anti-fascistes ? Anti-racistes ? Pour le Bien ? Le droit des victimes ? Est-ce qu'ils ne pensent pas également que l'école est là pour ouvrir les jeunes sur le monde et que les "profs" font un boulot formidable ?

J'ose à peine imaginer le tollé si, il y a 30 ou 40 ans, un membre du bureau politique du PCF ou du secrétariat général du PS avait accepté de devenir ministre de Georges Pompidou ou de Valéry Giscard d'Estaing. Aujourd'hui, un homme ayant appelé à voter pour Ségolène Royal intègre le gouvernement de ex-rival et nul ne songe à s'en offusquer, même pas à s'en étonner (en dehors des sépulcres blanchis des partis politiques concernés). Un ministre de Nicolas Sarkozy annonce publiquement qu'il votera contre lui en 2012 ? Personne ne bronche ! C'est son droit, ainsi que l'on doit dire maintenant, quand on veut faire taire les grincheux. Et, d'une certaine manière, c'est tout à fait normal. Pour bien travailler ensemble, il importe d'être d'accord sur l'essentiel, sur les "fondamentaux.

Or, précisément, ils le sont, d'une manière qu'un authentique réactionnaire juge alarmante (s'il est malgré tout enclin à l'optimisme), ou terrifiante (s'il ne l'est pas).

Si l'on me poussait un peu, j'irais bien jusqu'à dire que le réactionnaire authentique (ce que je ne me flatte pas d'être : il y faut un vrai travail sur soi. La vraie pente, c'est d'être progressiste) est le seul homme à même de penser le monde puisque, inutile et le sachant, il peut l'observer, je ne dirai pas tout à fait de l'extérieur, mais au moins de biais. Cependant que le progressiste, lui, est bien trop occupé à nager dans le sens du courant, en pensant avec une légitime fierté que ce sont ses petits bras qui font avancer le fleuve, pour regarder ce qui se passe sur les berges, dans la vase du fond, et encore moins en amont, vers la source. Le progressiste est un homme qui regarde la mémoire comme son pire ennemi. Et, en un sens, il a bien raison.

"Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi !" : ce que l'on continue d'appeler bêtement, par psittacisme, les "utopies" de Mai 68, n'étaient rien d'autre qu'une légère anticipation.

Même pas tragique.

Écrit par : Didier Goux | mercredi, 09 janvier 2008

Quand je disais droite je pensais droite extrême, des monarchistes, catholiques qui se définissent eux mêmes comme "intégristes", bref d'authentiques réactionnaires Didier.

Je n'ai pas l'heur de fréquenter des UMPistes et autres centristes...

Ce qui m'intéresse dans votre développement fouillé et certes désabusé c'ets justement l'inutilité du réactionnaire. Vous en êtes conscients certes mais combien parmi la réacosphère pensent au contraire avec une optique progressiste finalement (faire avancer le monde dans le sens qui leur agrée). C'est cette imposture au fond dont ils n'ont souvent pas même conscience que je brocardais (dans un billet très schématique et au moins autant provocateur)

Au fond je suis d'accord avec vous, peu de réactionnaires font le travail sur soi de se savoir inutile, de se penser analystes et non acteurs ou amenés à le devenir.

Par ailleurs ce billet pusillanimme raillait l'esprit de chapelle autosatisfait de ces réactionnaires (qu'une fois encore je fréquente)

Cependant vous classez l'ouverture comme une valeur progressiste et par conséquent néfaste et je vous pose la question suivante: n'est ce pas cette ouverture qui me permet de cultiver ce fameux regard en biais de réactionnaire pour qui par ailleurs je suis de l'autre bord (comme anarchiste)?

car force est de constater que l'on trouve plus de réactionnaires à droite... (d'où mon raccourci)

Serais-je réactionnaire sans le savoir comme Monsieur Jourdain était prosateur? ;)

Par ailleurs je ne suis pas vraiment en accord avec l'analyse que je trouve hâtive de la haine de soi (déjà dit à l'occasion du ressentiment). Cela me parait une belle tarte à la crème, sulfureuses mais néanmoins crémeuse. Il n'y a que de la bêtise dans l'affirmation stupide que me fit un proche du caractère nuisible des religions (prétextant les croisades et l'inquisition). je lui fis remarquer qu'on ne saurait juger de la nocivité du catholicisme qu'en pouvant constater ce que serait le monde sans qu'il n'ait existé même si actuellement en France cette foi n'est plus si vivace.

Les réacs portent le fer en terrain polémique, sans doute le poids de leur inutile clairvoyance rend il virulent. C'est un autre de leurs travers qui contribue peut être à l'inaudibilité de leur analyse.

PS: Il va de soi que je ne m'intéresse pas même une seconde sauf pour en rire ce que j'ai parfois fait ici aux gauchistes amateurs de raccourci "Sarko=facho"...


J'abrège je dosi filer, poursuivons plus tard mais merci déjà. et votre abcès de georgitude vous est par moi pardonné.

Écrit par : Tang | mercredi, 09 janvier 2008

Je m'en vais de ce pas tout répéter à Juanito.....

Écrit par : pbe | jeudi, 10 janvier 2008

Ah ah pbe! Vous savez Juanito doit consulter ses stats largement aussi souvent que moi (sans doute bien plus) et aura vite fait d'identifier ce billet comme nouvelle source de lien direct...

Par ailleurs je suis ien convaincu qu'il ne condescendra pas à s'adresser même indirectement via son blog à s'adresser à un cloporte de mon espèce!

tout au plus lâchera-t-il la meute de ses zélateurs qui doivent être légions...

En tt cas son dernier billet m'inspire, je l'ai mis en signet pour en dire le plus grand bien à l'occasion.

Bonne année à vous Pbe.

Écrit par : Tang | jeudi, 10 janvier 2008

Tang, vous noterez qu'à l'exception de Gai lulu, adhérent patenté de la cellule UMP de LIbé, tous ceux que vous prenez pour cible (je viens de découvrir Stalker le chirurgien) partagent un catholicisme de combat c'est ce qui les tient en retrait de ce que vous appelez la modernité, ce qu'ils cherchent c'est une position sublime parce que voyez-vous Tang la Révolution a littéralement éviscéré le corps catholique dans ce pays, il en a perdu l'assise (d'où les églises désertes) et la langue, elle a transformé le catholicisme en une sensibilité, parfois une sensiblerie, aussi ce que certains de ces réactionnaires perçoivent c'est la nuée tragique, les autres, ceux qui n'ont rien à dire se lovent dans leur petite secte avec des gens tout pareils qu'eux-mêmes et leurs parents si possible, ils vont en veillée, en pélerinage, ils inscrivent leurs enfants aux scouts d'Europe, ils partent en Pologne, en Croatie, ils trouvent très drôle de Villiers, ils applaudissent au Puy du Fou, ils ne réagissent pas quand Sarkozy consulte ses SMS face à Benoît XVI qui s'offusque moins d'un doublement divorcé que d'un stand de préservatifs, ils trouvent que les juifs sont trop nombreux dans la finance, la presse et la politique, ils se claquemurent en se disant comme certains témoins de Jéhovah qu'ils seront les élus, aussi il me semble que vous confondez les premiers et les seconds car les premiers sont comme ces prêtres de Bernanos ou de Bresson, ils cherchent, les seconds croient avoir trouvé de toute éternité et ce qu'ils présentent est un repoussoir infini, dès lors Tang j'aime certains réacs parce qu'ils luttent toujours sur le fil et qu'ils éprouvent ainsi la liberté

Écrit par : kaarlopkk | jeudi, 10 janvier 2008

Comment cela m'aurait il echappé kaarlo je fréquente de tels réacs tout à fait incarnés, je veux dire ceux de la 1ere catégorie.

Mais où vous voyez un combat je vois souvent un jeu de vanité bien peu chrétien si vous me le permettez, vous souvenez vous de l'avis de mise à mort de rectitudine d'Artemus? C'est cela qui me semble beau face au mythe de la réacosphère bien huilée entretenue paresseusement par certains (ceux là meme qui se rengorgent de faire partie de la réacosphère, autant dire que ni vous ni Artemus certes n'y êtes...)

Le cas du chirurgien est plus subtil, je suis persuadé qye s'il s'en défend sa grande vanité n'est jamais que d'être infréquentable, de ne fréquenter que ces genes là.

Mon snobisme pro réac mais en pire en somme, et sans la sincérité que je fais mienne autour de cette attirance paradoxale...

Je rejoins Didier Goux, être un réac intègre requiert un travail sur soi que la réacobulle ne fait pas... Leur jeu de mianthrope est truqué car ils ne cherchent pas le beau, le divin. Ils se complaisant dans la facilité de cracher sur le laid, le moderne.

C'est ce qui m'a fait penser à Vialatte...

Écrit par : Tang | jeudi, 10 janvier 2008

Entre nous Tang, à quoi ressemble la gauche aujourd'hui ?

Écrit par : kaarlopkk | jeudi, 10 janvier 2008

Je me pose surtout la question de savoir ce à quoi mon anarchisme ne ressemble pas... Peu m'importe ce qu'est ou n'est pas la gauche aujourd'hui.

ce qui me manque, l'humilité d'une vraie foi fervente, ne me sera certes pas donnée en me faisant consacrer parmi la réacosphère, ce dont je n'ai nulle envie...

Je préfère l'attitude d'un Nebo (Incarnation) à celle d'un petit maître de la réaction façon Stalker... Le blog de Nebo ne fait pas dans l'esbroufe...

Je voulais me foutre d ela gueule du billet d'Asensio sur l'hiver, blindé de lieux communs, c'est du temps perdu, je le le laisse à ses lecteurs qui feront bien mieux de lire les auteurs disséqués par le plaisantin que ses dissections assez peu ragoutantes...

Écrit par : Tang | vendredi, 11 janvier 2008

Très bon billet, mais vous vous êtes planté, celui qui bosse en bourse, ce n'est pas le Stalker, c'est moi... :-)

Et oui, notre boulot de contemplation de l'effondrement ne sert à rien, on en a besoin pour notre statut, oui, en effet, c'est vrai. Nous ne sommes que des Zemmour en puissance, des types uniquement là pour justifier que la démocratie existe bien.

Si ça nous soulage, c'est déjà ça de gagné.

Écrit par : Polydamas | samedi, 12 janvier 2008

@ Camille,

Juan existe bel et bien, je serais prêt à mettre ma main au feu que c'est lui qui vous répond sous le pseudonyme de Bisbille.

Écrit par : Polydamas | dimanche, 13 janvier 2008

Bonjour Polydamas,
Je vous souhaite de n'être pas aussi poseur que Zemmour malgré tout!

Juanito aussi bosse ou a bossé dans la finance, on peut le lire dans l'interviouve hélas un rien complaisante que lui fit Ygor Yanka.

Que Bisbille et Juanito ne soient qu'un seul christique roquet voilà qui m'avait quelque peu effleuré mais je ne souhaitais pas récolter le N° de la vertu outragée dont notre joueur de bille ne manquera pas de nous gratifier!

maintenant je m'en fous. S'ils se hasardaient à différer au fond le second rejoindrait le premier et pas seulement!

Écrit par : Tang | dimanche, 13 janvier 2008

L'échange "Tang /Bisbille ", c'est bien un pastiche "Vadius / Trissotin " ?

Écrit par : tania | dimanche, 13 janvier 2008

Je retire ce que j'ai dit : Kaarlo a de l'humour, "la cellule UMP de Libé" m'a bien fait rire.

Écrit par : gai luron | dimanche, 13 janvier 2008

OK, je viens de parcourir cette interview, autant pour moi.

Sinon, sur le sujet, le Grand Charles et les Enfants de la Zone Grise vous ont répondu mieux que je ne saurais le faire.

Écrit par : Polydamas | lundi, 14 janvier 2008

A mon sens, vous partez faux, car dès le début les termes sont faux.

Réactionnaire. pourquoi n'y a t-il pas de réactionnaire de gauche. etc. la réaction, vous semblez l'oublier, c'est avant tout un concept de la propagande d'extreme gauche du siècle dernier ! Notion variable et maléable, un réductio ad hitlerum version soft ... de là, chacun en a une définition très personnelle.

Vous y voyez des monarchistes catholiques, quand cette "réacosphère", ce me semble, est aussi souvent le fait d'heritier de feu la révolution conservatrice, plus évoliens que maurassiens, plus post-modernes que passéistes ...

Le problème de votre jolie petite analyse reste avant tout une absence de réel définition de ce que sont ces "réacs", terme qui pour moi renifle trop l'huma pour prendre place dans une prose constructive.

Écrit par : Le Batârd | lundi, 14 janvier 2008

Wow. La merde commence à voler bas, par ici...
Je ne fais que passer, Monsieur Tang, histoire de vous rendre la courtoisie, sans URL-dropping sournois ni rien... Classe et discrétion...
D'habitude, un texte ou un ouvrage qui se prétend ouvertement "polémique", ça retombe comme un soufflé aux épinards. Et puis là non. Affolement des commentateurs, tempête dans le demi, ça c'est du buzz, du vrai ! Bravo pour la performance. Et n'écoutez pas tous ces médisants, votre bac à sable est très fréquentable.

Écrit par : Stag Nation | mardi, 15 janvier 2008

Bonjour Stag nation,
N'ayez crainte vous pouviez venir avec votre URL en signature, cela ne signifierait pas que je cautionne tous vos propos, je ne modère pas les commentaires du reste. ;) D'ailleurs ce n'est déjà pas forcément le cas des blogs liés même si effectivement d'une façon ou d'une autre ils suscitent mon intérêt récurrent. (les blogrolls étant souvent des "favoris dématérialisés)

Par ailleurs ce blog n'est que modestement fréquenté et surtout peu commenté habituellement (encore qu'il fut un temps ca fourmillait de nenettes ici, ah le joli temps!). Mais il est clair que ce post a lancé un débat foisonnant, et pour tout dire inhabituel (mais hélas pour Stalker ce n'est pas la petite attaque à son encontre qui a suscité cet intérêt, comme quoi...)

Tant mieux même si certains arguments volent assez bas, c'est le lot des polémistes de bac à sable... ;) Je ne prétends pas être autre chose au fond...

Vous avez toute liberté de fréquenter ce bac à sable quoiqu'il en soit, même avec votre URL non masquée. cela dit je confirme votre maxime: en général quand on annonce un billet polémique ca s'essouffle très vite (cf le billet sur la drague féminine par exemple qui fit un bide fracassant!)

Je dois dire que ce qui m'a surpris cette fois c'est que je ne pensais pas toucher autant de réacs parfois inconnus (j'imaginais surtout une réponse de Fromage+, Grincheux grave et PKK...)

Ceci dit le but n'est pas de faire péter les stats qui excitent au mieux ma curiosité... De tte façon j'ai déjà une explication à ce "succès" cela fera pt etre l'objet d'une prochaine note un de ces 4...

PS: A propos de liens et d'URL droping j'avais mis les bllets afférents chez vous et consorts en trackback mais ça a merdé... On peut y accéder via le blog de Polydamas sans trop de difficulté néanmoins.

Écrit par : Tang | mardi, 15 janvier 2008

Bonjour à tous !

Une simple mise au point pour vous dire que si je suis bien l'auteur des textes cités (et que l'on retrouve en effet sur mon blog), je ne suis ni Mouloud, ni Anonyme, ni Je ne sais qui, je ne suis jamais intervenu sur ce blog (que je viens à peine de découvrir), je n'interviens de toutes façons jamais sous un autre nom que sous les miens (Pierre Cormary ou Montalte), surtout pour attaquer quelqu'un d'autre (le Stalker en l'occurrence). Je trouve bizarre et douteux que l'on remette sur le tapis une de nos anciennes polémiques (car certes nous en avons eu dans le temps et des violentes mais toujours franches du collier, en public et face à face) pour alimenter la vôtre (laquelle me laisse plutôt dubitatif quant à son sujet véritable...), je me demande ce que vous cherchez à branler le mammouth, d'ailleurs je m'en fous un peu et je m'en retourne chez moi.

Bien à vous.

Écrit par : montalte | lundi, 21 janvier 2008

Bonjour Montalte,
Désolé pour ma méprise, j'avoue que les messages sibyllins de divers anonymes m'ont laissé assez circonspect.

Par ailleurs je n'ai jamais souhaité lancer une curée anti-stalker (son style me fatigue je puis le redire), mais ma politique a toujours été de ne pas censurer les cmmentaires sauf s'agissant de spamm. ceci pour d'évidentes raisons d'affinités idéologiques (anarchistes)...

Dautre part je regrette que cela ait échappé à certains, mais ce billet n'était nullement dédié au stalker mais plutôt à une réacosphère que je fréquente quelque peu depuis un petit moment. Le Stalker fait ici figure de dommage ou plutôt d'égratignure collatérale. (il en sera autrement dans une note à venir tapée cette nuit donc avant certains développements dont vous avez connaissance) Sa parution sera sans doute soumise à divers aménagements mais ne sera pas annulée. (c equi en un sens répond au souhait de votre ami il me semble)

Bien à vous,
Tanguy

PS: Votre préoccupation pour la transparenc een matière de pseudos est toute à votre honneur et je la partage.



Il semblerait que ce ne soit pas du goût de tous je vais régler cela avec le/les intéressé(s).

Écrit par : Tang | lundi, 21 janvier 2008

dieu merci tanguy vous êtes toujours en vie :)

Écrit par : niki | mercredi, 23 janvier 2008

Merci, Tang, pour le clin d'oeil, dans un de vos commentaires...

Pour ce qui est de votre article, vous savez... "Vivre est un métier difficile" disait Pavese... pour les réactionnaires de gauche ou de droite... ou pour ceux qui sont dans l'action ou croient l'être...

Reste, parfois, les sillons du verbe tracés au stylet... c'est-à-dire : avec Style...

Écrit par : Nebo | samedi, 09 février 2008

Bonsoir Nebo,
De rien, votre commentaire va me permettre de retrouver la trace de votre blogue, je 'avais perdue!

Vivre est donc vraiment un métier difficile!
Pour le style ma foi je finirai par croire que j'en ai devant l'acharnement de certains!

Merci à vous!

Écrit par : Tang | vendredi, 15 février 2008

(Petit billet polémique à l'attention de mes amis réacs...)

et les ami (ES) réacs?
Je ne vois que des hommes dans cette "réacosphère" !
Et la parité qu'est ce que vous en faîtes .))

Écrit par : Jeanne | vendredi, 15 février 2008

Bonjour Jeanne (d'Auvergne violette?)
Hélas je n'en ai point... Mais quand on parle des hommes en bon réac, on parle déjà de la femme... Celle dont les boucles d'oreilles changent sans raison apparente bien sûr!

Écrit par : Tang | samedi, 16 février 2008

Que de mystères !

Jeanne (d'Auvergne violette?) ??

Hélas???


Mais quand on parle des hommes en bon réac, on parle déjà de la femme.???

Celle dont les boucles d'oreilles changent sans raison apparente bien sûr! ???

De bons sujets de rédac en perceptives.))

Écrit par : Jeanne | samedi, 16 février 2008

Ces rédactions sont déjà faites... Pour les boucles d'oreille cliquez sur mon pseudo, j'ai mis cela en lien.

Je vous ai prise pour une autre... Qui n'était pas non plus celle que je croyais d'ailleurs...

Cela fait un moment que je n'avais plus utilisé VB pour draguer, les sujets choisis tenaient le beau sexe à l'écart il faut dire. Trop sérieux. Pas assez léger. Quoique...

PS: la femme mystérieuse ce n'est pas un vrai mystère, c'était pour la moitié de Restif (res?) enseignante endiablée à ce qu'il semble...

Écrit par : Tang | dimanche, 17 février 2008

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