jeudi, 24 janvier 2008

Dissection de la dissection du cadavre de la littérature

(Comme ça en passant, stalker de rien...)

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Juan Asensio, et c'est tout à son honneur, m'a proposé un accord dont les termes s'avèrent des plus honnêtes et que j'ai par conséquent servilement accepté. J'expliciterai un peu les tenants et aboutissants de l'affaire dans une note dédiée pour ne pas encombrer ce billet déjà luxuriant mais pas forcément de belle ampleur. ;)

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"Il faut que la critique attaque la forme, jamais le fond de vos idées, de vos phrases. Arrangez-vous." (Lautréamont, Poésies I.)

 

Suite à un billet polémique sur le réactionnariat où je m'étais permis d'égratigner la vanité du sieur Juan Asensio, je suis sommé par un certain Bisbille - qui n'est autre que son idole - de livrer dans cet auguste bac-à-sable une "critique intelligente, de belle ampleur" du Stalker dont j'ai dit si grand mal. Soit.

Le propos est de montrer de façon "argumentée" et agrémentée de citations d'ailleurs, que Juan Asensio écrit dans un style pédant, pseudo-hérmétique et nettement infatué (un peu comme moi donc, mais en pire et sans en avoir conscience apparemment). Au fond peu nous importe le propos du STALKER, c'est bien son style seul qui nous intéressera ici, son style et ce qu'il révèle de l'homme qui se terre derrière ces improbables hyperboles.

L'analyse sommaire de ce style très imitable (voir les pastiches du consanguin) montrera que Juan Asensio est malgré tout un poseur, un critique à la rigueur parfois douteuse. En un mot, un sombre drôle par ailleurs tragiquement dénué d'humour, trait de caractère qui eût pu le sauver, mais à défaut, on pourra compter sur le Christ puisque par charité très chrétienne je me suis chargé de confesser le pécheur de ses fautes.

 

I. Hyperboles et métaphores en soldes (apparemment):

Dans un de ses inimitables billets où le modeste Juan Asensio met en scène le génialissime Asensio Juan, notre "médecin légiste" en perpétuelle dissection explique avec force statistiques (humbles « précisions techniques » il va de soi) sa démarche, la fonction de son blogue. La tâche dévolue au Stalker serait selon les mots de l'auteur la suivante:

"Quel moyen utiliser pour détruire ? La violence, l’exagération, l’hyperbole, fins mets qui toujours ont eu l’étonnante propriété de faire s’étouffer les crétins."

Notez je vous prie que Monsieur Asensio ne cause pas: il détruit. C'est grandiose. Tout ce que dit Juan Asensio est grandiose de toute façon. Mais attention, notre homme a choisi son public: il s'adresse d'abord aux "crétins", qu'il indignera de sa belle plume excessive. Ah! Quelle ambition! La modestie, digne Asensio, vous tuera!

Qu'importe au fond si l'exagération fait surtout étouffer le texte, terrasse le lecteur dans un affreux gargouillis d'indigestion! Asensio n'a que faire de son texte, simple prolongement de sa géniale personne, ce qui l'intéresse c'est lui-même et bien sûr le crétin qui pourrait le lire. Que serait Asensio sans les crétins d'ailleurs? Il a besoin d'eux car il ne se définit que par rapport à eux.

Hélas pour qu'un crétin s'indigne des propos tenus par tel ou tel il faut déjà que ce dernier puisse être pris au sérieux. Et bizarrement je n'y parviens pas en lisant Asensio. Ses métaphores et hyperboles, dont il tire apparemment grande gloire, sont parfois ridicules (ah ces fauves christiques [sic!] laissés en liberté dans la Zone... Rrrroarrrr!), mais même lorsqu'il ne s'agit pas de vulgaires clichés, elles sont inévitablement gratuites, et cette gratuité consacre leur nullité.

"Dominique [Autié], cette parole, je l'ai dit, est plus rare qu'une source d'eau pure; peut-être, à vrai dire, l'une et l'autre s'alimentent-elles à la même nappe souterraine et profonde, que nul, pas même s'il était le sourcier le plus doué, ne peut déceler depuis la surface."

Ah ça, la rareté d'une source d'eau pure, ce n'est pas de "l'universel reportage" mallarméen ça mon gros! Pour un peu Asensio nous sortait l'exotique oasis dans le désert, histoire de prouver en plus qu'il n'est pas raciste pour deux sous. Bien sûr le cliché est filé en métaphore, selon une technique toute asensienne (l’anacliché): cette source de parole pure est certes rare comme une source d'eau non moins pure, mais c'est sans doute parce que "l'une et l'autre s'alimentent à la même nappe souterraine et profonde". Dieu, sors de ta nappe phréatique, Juan t'a reconnu (sans baguette de sourcier)... Ah cet hermétisme de pacotille, encore, encore Juanito!

Autres maux, mêmes symptômes dans une note sur la presse et le slam pardon l'islam: 

"L'affaire était donc vite conclue même si, bien rarement, de belles voix dénonçant courageusement l'odieux chantage forçaient les dos de quelques fidèles précautionneusement prosternés devant l'Idole à se redresser et obligeaient même le veau d'or à se regarder dans une glace à sa toute petite mesure. Qu'y voyait-il, dans ce reflet, l'espace d'une trop courte seconde ? Certes pas un animal sauvage, noble, libre. La Presse est une hyène et, adoptant avec un mimétisme assez remarquable les coutumes de cette espèce charognarde, impudique et veule, sait parfaitement qu'il serait mortel, pour elle, d'attaquer un tigre autrement que mourant, crevant de ne plus pouvoir bondir dans l'immensité, de zébrer l'espace de sa signature divine. La Presse a grossi dans le cadavre deux fois crevé de la France et de l'Église. La Presse, pour naître et grandir indéfiniment, a dû se nourrir de la carne putrescente de ces deux charognes."

Toujours pas l'ombre d'un cliché dans cet extrait chacun en conviendra: les journalistes en charognards, c'est digne d'une chansonnette de Renaud (Séchan pas Camus!). Sait-il seulement notre génie basque que la hyène est un animal sauvage au même titre que le tigre ? Qu’elle n'est pas seulement un charognard? Sait-il que les prédateurs comme le lion ne dédaignent pas toujours les charognes ou du moins n'hésitent pas une seconde à s'attaquer de préférence à un animal affaibli? En tout cas un obscur pressentiment lui a suggéré de proposer un tigre d'Asie mourant à nos hyènes africaines. Ne rions pas. Et puis la liberté des fauves, quelle blague! C'est du niveau de l'oiseau comme symbole de liberté sous prétexte qu'il vole. En gros qu'il se conforme à son instinct, peu importe qu'il lui manque la conscience sans laquelle la liberté n'a aucune signification. Bref le genre de bêtises qu'on nous faisait démonter en philo en terminale, j'en ai des souvenirs très précis.

Plus loin au chapitre des bêtises zoologiques encore: "Alors, réjouie, la hyène peut reprendre sans le plus petit scrupule sa patiente dévoration, et se contenter de sucer l'os plutôt que de vouloir le broyer." La hyène est précisément dotée de mâchoires terriblement puissantes qui lui permettent de broyer sans peine les os des charognes qu'elle dépèce. C'est quand même pas de bol, hein, de se lancer, à l’insu de son plein gré, dans l'universel reportage animalier et de faire de l’universel contre-reportage animalier, pour pasticher le titre de l'essai littéraire d'Asensio.

Mais oublions la zoologie et la philosophie (de comptoir certes) et revenons à la littérature: Asensio évoque "un tigre [...] mourant, crevant de ne plus pouvoir bondir dans l'immensité, de zébrer l'espace de sa signature divine". Tu parles d'un zèbre! Non mais franchement, cet espace zébré ça vous indigne? Ricaner, ce qui est bien mesquin certes, mais que faire d'autre? Ah bien sûr, relever le contresens engendré par une construction syntaxique visiblement au dessus des moyens de l'auteur: Asensio voulait écrire que le fauve meurt précisément de ne plus pouvoir zébrer l'espace de sa signature divine, soit l'exact opposé de ce qu'écrit réellement et bien sottement notre légiste.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, les notes d'Asensio regorgent de ces métaphores et hyperboles qui ne sont jamais que des clichés journalistiques in extremis relevés d'une pointe vaguement biblique. Si ça ne trompe pas un pauvre petit prof de Lettres (mais pas vacataire, digne Juan Bisbille!) qui cela peut-il donc mystifier? Je ne sais, peut-être ceux qui, à tort ou à raison, pensent trouver un porte-parole à leur propre idéologie chez le Stalker?

Je n'en suis pas, mais je regrette de décevoir notre imprécateur, les excès de sa prose illuminée ne m'indignent pas, seule sa vanité menace de m'engloutir (non de m'absoudre de la mienne hélas). Asensio n'a pas compris que ses excès prêtaient surtout à rire, que seuls les crétins s'en indigneront en effet. Il lui plait de croire que ses idées ou son style polémique le rendent infréquentable, alors qu'il n'est au mieux qu'insupportable. Qui hors les imbéciles se refuse à fréquenter Céline jusques dans les allées convenues de l'institution scolaire et universitaire?

Cette fiction d'infréquentabilité minutieusement entretenue est un autre invariant du Stalker. La position est des plus commodes : à l’œil myope rien ne ressemble plus à un écrivain maudit qu’un raté comme en croquait Daudet (Alphonse pas Léon) dans Jack.

 

II. Infréquentable un jour, infréquentable toujours:

Le grand plaisir de messire Asensio c'est de se mettre en scène, et notamment dans le rôle délicieusement romantique du proscrit. Ah le malheureux mis au ban de la modernité. Et du reste, ce qui l'intéresse chez un auteur c'est son degré d'infréquentabilité, car dès lors nul ne l'ignore: pour le talent l'intendance suivra (et voyez Asensio!).

Ainsi lorsque Juan Asensio dit tout le bien qu'il pense d'une critique certes partiale mais intelligente et de belle ampleur qui précisément dit tout le bien qu'elle pense de La littérature à contre-nuit d'un quelconque Asensio J., notre Stalker prend-il la peine de nous donner cette précision non sans le ridicule de la prétérition:

"Il est sans doute inutile que je précise que de pareils travaux, quelles que soient les critiques que je pourrais formuler à leur encontre (et le texte de Partiot, bien évidemment, n'en est point exempt), trouvent de nos jours de plus en plus difficilement leur place naturelle dans des revues littéraires..."

Résumons car il y a du "fuligineux" (Asensio goûte fort l'adjectif, depuis peu apparemment) autour de cette sombre affaire. Asensio écrit un essai au titre tout de même un rien ridicule (mais le contenu est peut-être très intéressant voire brillant là n'est pas la question). Et donc cet essai récolte une excellente critique, qui n'est pas exempte de reproches selon Asensio, dans Polaire qui me semble être une revue littéraire. Et cependant Asensio ne manque pas de nous rappeler que de tels travaux sentent fort le soufre et ne trouvent pas leur place dans les revues littéraires. Pour faire simple notre critique maudit nous signale au débotté que les maudits qui parlent de maudits sont condamnés au mépris. Et on nous le prouve: les critiques qui disent du bien des travaux d'Asensio sont rarissimes. On voit bien que notre pauvre homme est pestiféré, puisque ses laudateurs sont voués au silence. J'en pleurerais! Parce que voyez-vous si nul ne parle de l'essai d'Asensio ce ne peut-être qu'en raison de son statut d'infréquentable, et Asensio l'a bien compris. Et surtout il tient à ce que nous le comprenions bien.

Cependant, vous vous en doutez, nul ne saura quels reproches Asensio ferait volontiers au panégyrique de Partiot. Eh, diable, on sait déjà qu'il a des reproches à faire n'est-ce point assez pour les blattes que nous sommes? Quand je me suis permis de relever dans l’article en question une métaphore ridicule (« le soleil noir de la croix » dans le genre métaphore gratuite, sans doute inspirée à Partiot par le style stalkerien), plus une coquille pas franchement synonyme de rigueur ("ce don vaut fonctionne") j’ai aussitôt eu droit aux récriminations indignées non pas d’un crétin mais d’un certain Bisbille qui n’est autre que le dénommé Juan Asensio qui laissait doucement entendre qu’il avait bien quelques critiques à formuler au partial Partiot ! Ah il me plait de penser que ces reproches puissent éventuellement rejoindre les miens, qui sait, les développer de façon ample et moins fuligineuse que je n’ai maladroitement tenté de le faire en cet auguste « bac à sable »…

Notre homme, notre critique du moins est donc infréquentable, d’ailleurs il ne se consacre qu’à des écrivains infréquentables, c’est apparemment son critère de sélection. Soit, je n’en connais peu mais je m’étonne d’une chose, Asensio qui pourtant se targue d’être un esprit corrosif n’a jamais la moindre critique à formuler contre sa ménagerie christique (désolé mais c’est tout ce que le ridicule de son image m’inspire, si vous voulez vous en plaindre c’est à lui qu’il faut vous adresser), étonnant tout de même qu’un esprit aussi puissant que celui d’Asensio soit incapable de trouver à redire dans l’œuvre qu’il connaît si bien de ces auteurs… Etonnant, ou pas. Après tout chez les cacographes et tartuffes, nains et mégères qu’il exécute régulièrement de son style empesé dont la seule légèreté est d’ordre scatologique, notre divin critique n’a jamais non plus trouvé une page valable. Il ignore peut-être que de maigres efforts en ce sens le rendraient moins suspect de partialité ? Etrangement je suis moins soupçonneux envers les critiques d’Ygor Yanka un chouia plus nuancées en dépit de ses opinions non moins droitières que celles de son collègue blogueur. J’écoute plus attentivement un obscur Restif signalant la puissance mais aussi les faiblesses de Bloy qu’un dévot absolutiste comme Asensio. Mais je suis soupçonneux sans doute.

Reste qu’il y a une inconséquence à mettre ainsi en avant l’infréquentabilité des auteurs :

« PS : je confirme ce qui a été dit. Fréquentant nombre de personnes classées, pour le dire vite, à droite (mon Dieu, cette remarque va m'attirer un milliard au moins de crachats virtuels), l'œuvre de Renaud Camus n'est quasiment lue que par ces dernières... Vous n'avez d'ailleurs qu'à vous procurer les chiffres de ventes de Renaud Camus, ce qui n'est tout de même pas bien difficile...! Cette remarque n'est absolument pas dédaigneuse, je sais ce qu'il en coûte de sacrifices de tenter de vivre de sa plume. Renaud Camus y parvient, pas moi : je lui tire donc mon chapeau. Infréquentable, Renaud Camus l'est, que vous le vouliez ou non (je m'en afflige personnellement mais, une fois posé le constat, il faut bien trouver quelques explications, non ?), pour l'immense majorité du public lettré... Quant à l'illettré, je ne vous en dis rien, vous auriez une probable attaque cardiaque...»

Admirez je vous prie la victimisation de ce pauvre J.A. menacé d’un milliard de crachats heureusement virtuels pour avoir le mauvais goût de fréquenter des personnes que l’on dira vite « à droite » (la France est dirigée comme chacun le sait par le Parti Socialiste !). Eh bien pourquoi ne pas dire clairement « extrême droite » Juanito ? Peur d’un milliard supplémentaire de crachats virtuels ?

Or donc ce qui semble important à Juan Asensio c’est que Renaud Camus soit infréquentable. Il a par conséquent sa place dans le panthéon d’infréquentables édifié par Asensio. Pour cette seule raison ? Non pas parce que son œuvre serait de qualité ? (on s’en fout merde !) Et incidemment il va de soi que l’on est tenu de porter Dantec aux nues parce qu’il est infréquentable, je suppose ?  Je trouvais que chez les amis d’Asensio notre cyber-imprécateur de noir vêtu parait au contraire très fréquentable, et que le drôle n’est pas vraiment pestiféré sur les plateaux TV et radiophoniques ! A moins qu’en réalité Asensio ne nous suggère que si lui-même ne peut vivre de sa plume laborieuse c’est avant tout parce qu’il est infréquentable. CQFD.

Que voulez-vous, les voies du Seigneur sont infréquentables…


III. De pleines louches de Christ pour cacher le néant, un zeste de Démon pour s'épaissir?

Juan Asensio est croyant, fort bien. Cela arrive aux meilleurs après tout, cela a failli m'arriver (hélas la révélation fut de courte durée...). Mais ce qu'il y a de surprenant c'est que la foi de JA est toujours au service de son ego. C'est assez déroutant à vrai dire, l'expérience du divin la plus puissante que j'ai jamais ressentie fut une expérience de l'humilité, la négation la plus totale de ma lamentable vanité.

Rien de tout cela sur le Stalker, chez lui tout n’est qu’excommunication et imprécations de prophète. Stalker a la vérité, Stalker sait, vous n’êtes que des idiots. Amen. J’avoue peiner à comprendre en quoi cet homme pourrait avoir besoin de Dieu…

Au fond Stalker n’est pas vaniteux pour deux sous :

« Revenons à nos moutons, qu'il s'agit d'ailleurs de comptabiliser.

En novembre 2004, soit quelques mois après la création de Stalker, je comptais 5 146 visiteurs uniques pour 7 038 visites et 16 512 pages vues (statistiques fournies par Hautetfort qui, depuis cette époque, sont devenues beaucoup plus fiables, comme me l'avait récemment confirmé Philippe Pinault).

Durant le mois d'avril 2007, ces mêmes mouchards informatiques ont compté 36 307 visiteurs uniques, 47 611 visites et enfin 126 372 pages vues. Toujours durant ce même mois d'avril, 4 212 pages par jour, en moyenne, ont été vues, avec un maximum culminant à près de 6 000 pages. Le nombre de visites par jour s'est quant à lui élevé, en moyenne, à 1 587 avec un maximum de 1 867 visites.

De peur de m'attirer les foudres des plus hardis imprécateurs, je m'abstiendrai de tout commentaire sur ces chiffres... éloquents. »

Vanité, où ça ? Impensable : Asensio ne précisait-il pas quelques lignes plus haut : « Je n'en tire d'ailleurs aucune espèce de sotte gloriole, de ces chiffres, et ne les donne plus bas qu'à titre purement technique. » Ah bon ben si c’est dit à titre purement technique hein. Ce n’est pas comme si Asensio lançait une souscription pour l’hébergement de son blog. Non mais ça reste de l’ordre des détails techniques, ’voyez …

Un peu comme les 8 ( !) panonceaux publicitaires de référencement qui s’affichent en bas à gauche sur le Stalker. On sait jamais hein, des fois qu’Asensio doublerait Loïc Le Meur ! (dont il arrive à causer sur un billet consacré, rappelons-le, à ces miettes de « langue » pour prier… Quand on vous dit que cet homme est plein de Dieu !

Récemment on a vu en action l’humilité sans faille d’Asensio se tressant des couronnes sous le pseudo de Bisbille en réaction à un récent billet dédié aux réactionnaires. Dans ces conditions on comprend que notre prince de la critique s’intéresse surtout au Mal !

En effet Juan Asensio s'intéresse de près aux démons. Sans doute cela lui donne une certaine épaisseur. Un reste de romantisme adolescentin mal digéré, peut-être ? L’explication que j’avancerai est toute autre :

Si Juanito s'intéresse tant aux figures du Mal, c’est en réalité parce qu’il est lui-même un vampire. Comment vous n’aviez pas remarqué ? Ne sommes nous pas en présence d’un cybervampire, d’une authentique goule blogosphérique vampirisant tout ce qu’il touche ? Les auteurs « infréquentables », la Chrétienté, le Mal, quelque malheureuse victime d'un acte de sauvagerie, un mail que vous lui auriez imprudemment envoyé, tout, absolument tout est prétexte à exister davantage pour Asensio. Au fond le Stalker n'est pas tant une dissection qu'une désagréable succion du cadavre de la littérature et du reste... Loin de l'enrichir Asensio assèche chaque jour cette malheureuse carcasse au seul service de son ego.

 

IV. L'Autre, encore et toujours l'Autre pour tâcher de masquer l'hypertrophie de l'Ego...

Les billets du Stalker sont toujours consacrés aux autres. On se demanderait si Asensio existe au fond tant sa prose est pleine des autres (cela ne cacherait-il pas une secrète haine de soi ?). Comment soupçonner un tel homme d'égocentrisme dans ces conditions?

Voyez comme l'homme est si peu avare en exergues! Ah ces exergues qui chantent la modestie de son auteur, qu'ils sont beaux et grands eux aussi! Et désintéressés...

Ainsi dans la même note sur le Verbe, peut-on lire cette forte pensée de Victor Hugo - il est vrai peu connu pour sa prétention et la modestie de son style non moins fourni en hyperboles que celui de Juan Asensio:

«Il y a des gens qui font la critique de l’Himalaya caillou par caillou. L’Etna flamboie et bave, jette dehors sa lueur, sa colère, sa lave et sa cendre; ils prennent un trébuchet, et pèsent cette cendre pincée par pincée [...].»

Victor Hugo, William Shakespeare.

De sorte que ma dissection du style de Juan Asensio est nulle et non avenue, j'ai pris le mauvais outil en effet. Diable avec mon modeste "trébuchet" je prétends faire trébucher le bel Etna flamboyant et littéraire du Stalker? Allons Tang un peu de bon sens!

Encore faudrait-il que le Stalker soit autre chose que le volcan du Petit Prince... J'en doute. Il n'est que de voir les réactions hypersensibles de Juan Asensio pour identifier définitivement un faible, un pleurnichard mobilisant toute sa pauvre énergie à défendre la fiction chaque jour par lui entretenue de son improbable puissance.

Asensio n'a pas de mots assez durs pour les gauchos geignards, il ne le sait pas mais il est à quelques petites choses près, littéralement de la même flotte insipide ou au mieux sirupeuse.

Pire encore, il fait bien souvent preuve d'un égocentrisme absolument répugnant et résolument étranger à toute considération éthique. Asensio très souvent utilise son blog (publique) pour exposer des échanges de courriels privés afin de s'y mettre en scène dans une fiction polémique assez puérile.

Ainsi en est-il dans le fameux billet (à peine répugnant) consacré à ALS (je ne souhaite pas que son nom figure ici) sauvagement assassinée par un récidiviste, puis une seconde fois assassinée par Asensio qui se permet, excusez du peu, de se mettre en scène dans une fiction assez infecte autour de cette histoire malheureusement bien prosaïque pour la jeune fille et sa famille.

Mais Juan Bisbille nous le dit lui-même il s’en fout pas mal de la dite famille : « De la considération pour la famille ? Cela le regarde mais, si j'étais le père de cette fille assassinée, je serai heureux qu'un inconnu ait écrit un texte d'une telle force » (évidemment avec une telle capacité de décentrement on n’est pas rendu dans le monde réel…)

Mais soit j’ai promis de ne me préoccuper que de la forme alors concentrons-nous là-dessus. Ce qui m’intéresse dans cette note c’est l’étonnante facilité avec laquelle Asensio va publier un échange privé avec un certain Laurent Dandrieu de Valeurs Actuelles, dans le seul but de se mettre une fois de plus en avant :

« Vous savez, la meilleure punition est finalement que je publie votre prose impuissante sur mon blog, et je vous prie de croire que je me contrefous de votre autorisation. [quelle classe !]

Chrétiennement vôtre. »

Chrétiennement, Asensio se charge de punir Dandrieu (du moins le croit-il), et se prétend chrétien. Il m’a d’ailleurs fait l’honneur insigne d’expliciter le brio stylistique et la force de ce billet, en commentaire chez moi :

« Ce qu'il aimerait faire, mais oui, avec la double contrainte placée en exergue, qui apparemment vous a échappée : de sorte que la lame de rasoir, c'est Asensio qui l'a placée, par avance, contre le cou de son texte si je puis dire. » (Mais oui, mais oui vous pouvez Juan !)

L’exergue en question est un passage de l’épître aux Romains : «Mes chers amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car l'Écriture déclare : «C'est moi qui tirerai vengeance, c'est moi qui paierai de retour,» dit le Seigneur.»
Épître aux Romains, 12, 19. »

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même Juan Bisbille m’expliqua que le crime vengeur de sa charmante bluette était d’avance condamné par la dite sentence. Il n’est pas venu à l’esprit de l’intéressé que ce commandement de l’Ecriture pouvait s’appliquer au traitement inhumain qu’il réserve à Dandrieux en publiant son courrier privé et sa stalkerienne réponse sur son blog !

Le ridicule ne tue pas. L’absence d’éthique non plus, car ce n’est ni la première, ni gageons-le la dernière fois qu’Asensio publie un courrier privé soit en très chrétiennes représailles comme ici, soit en présumant à l’avance de l’autorisation de son interlocuteur (ce qu’il ne fit pas ici avec le courrier de Laurence Thomann, journaliste AFP, de la presse donc).

Ainsi lors d’un échange rien moins que courtois avec Jacques de Guillebon :

Asensio est un gentleman

Plaisante pratique en effet, pas franchement légale ce dont mon anarchisme se fout pas mal mais point du tout morale, ce dont Asensio se (contre-)fout certes. Oublieux de cette évidence : si la morale n’a rien à voir avec la littérature, l’exercice critique suppose cependant une certaine rigueur intellectuelle et un effacement de soi qui apparaissent singulièrement mis en défaut dans ces exemples navrants.

Les mauvaises manières d’Asensio envers ses adversaires sont déjà un signe de faiblesse intellectuelle, de manque de rigueur, mais on peut après tout s’emporter. Soit. Hélas ce genre de cuistrerie peut aussi bien survenir à quelque anonyme bienveillant, voire à un ami du Stalker (Dantec dans une de ses notes).

Ainsi dans une note où Asensio expose sans pudeur le témoignage de soutien apporté en privé par Dominique Autié (alors qu’ils ne se connaissaient pas encore) :

« D’un nouveau lecteur de la Zone, dont je ne savais rien il y a encore quelques jours, qui ne m’en voudra pas de citer une partie de son récent courrier, ces quelques mots réconfortants »

Ah le malheureux Juan Asensio, en mal de réconfort. Il ne peut évidemment pas prendre le temps de demander à son correspondant la permission de citer un passage de son courrier. (ou bien pressent-il le ridicule de la chose au fond ?) Voyons, si on devait mettre les formes dans tout, la vie serait un enfer. Pourquoi pas vérifier ses sources tant qu’on y est ? Quelle drôle d’idée ???

Et justement on va le voir la rigueur légendaire de Juan Asensio est tout de même assez soluble dans les contingences temporelles auxquelles est malgré tout astreint le chrétien promu à la vie éternelle…

 

V. Rigueur, modestie, impartialité du Stalker et autres vivaces foutaises:

 

("Critique sans éthique n'est que ruine de l'âme", ma pomme.)

J'aime assez l'épisode Alain Damasio (dont j’ai lu le roman) pour illustrer l'amateurisme dans lequel se fourvoie assez rapidement le si rigoureux Asensio pour complaire à ses sbires réacs fussent-ils de seconde zone comme le dérisoire J.B. Morizot dont Asensio ne sait rien sinon qu'il est étudiant. Soit.

Et donc sans prendre la peine de lire l'excellente Horde du Contrevent de Damasio notre divin critique publie certes une note du brillant transhumain qui a lu et apprécié le dit roman. Mais en guise de contrepoint à ce billet tressant incidemment les louanges d'un auteur fortuitement gauchiste (donc à faible degré d'infréquentabilité hélas!) Asensio publie du dit Morizot une note assez insignifiante et apparemment initialement rédigée en petit-nègre, dans laquelle l'auteur réussit l'exploit de ne causer que d'un vague entretien de Damasio au site du Cafard Cosmique, et ceci sans même prendre la peine de le citer (on nous en fournit le lien, et basta!).

Que l'on soit ou non d'accord avec les positions d'Alain Damasio (dont la réponse sur le Stalker me semble très digne) est une chose. Mais tout de même de quoi parle-t-on? A la critique foisonnante d'un roman qui ne l'est pas moins répond un mesquin démontage d'un malheureux cyber-entretien! Tu parles d'un contrepoint! Et croyez-vous que notre fier Asensio se serait fendu de la lecture du roman de Damasio pour nous livrer sa bonne parole? Que nenni et c'est son droit, mais dans ce cas pas la peine de faire parler les ânes sous sa caution tutélaire. Imagine-t-on un critique qui publierait dans un de ses ouvrages des papiers d’illustres inconnus sur des auteurs que lui n’a pas lu ? Que fait  Asensio en publiant ainsi dans sa Zone un article de cet improbable Morizot sur un ouvrage que lui-même ne connaît pas ?

Ce n'est pas la première fois que je surprends la légendaire rigueur asensienne gravement en défaut.

Ainsi en est-il des bienveillantes de Littell, je ne l'ai pas lu mais j'ai le bon goût de ne pas vous donner mon avis sur le sujet. Pensez-vous qu'un fauve christique comme Asensio soit tenu à d'aussi mesquines obligations de rigueur? Que nenni, voyez plutôt:

"Je n'ai pas lu Les Bienveillantes, à ma grande honte peut-être, mais me gênent et m'indisposent, par avance, les propos de son auteur, sorte de premier de la classe ayant travaillé comme un forcené sur un thème imposé, qu'il savait scandaleux aux yeux mêmes de nos professeurs de bienséance, me gênent aussi les critiques consacrées à ce roman : y sont évoquées, systématiquement, des années de préparation intense, une documentation énorme, plus ou moins bien digérée selon les uns et les autres. M'indispose en somme dans ce livre ce que je pressens d'écriture appliquée mais point inspirée, de plaquage de thèses sur un phénomène de toute façon parfaitement inexplicable (je parle du Mal, pas du nazisme... encore que, ce dernier, selon Kershaw par exemple, soit d'une nature difficilement conceptualisable). Me gêne la complication de ce roman, plutôt que sa véritable complexité : non pas, puisque je n'ai pas lu ce livre, me gêne donc l'idée que me donnent ses attentifs lecteurs de la complication du roman. Monsieur Ouine, Le Tentateur, cette Mélancolie de la résistance trop brièvement évoquée et qui, à mes yeux, vaut toutes les découvertes rachetant une lamentable rentrée littéraire, les romans de Cormac McCarthy, ceux de David Peace, également récemment lus : un point commun, évident, unit tous ces livres."

En gros c'est un peu ce que me reprochait Bisbille (Juan donc): je critique Asensio en n'ayant lu que des bribes de son blog. Certes c'est ce que je fais (et c'est déjà un labeur pénible et ingrat). Mais au moins en ai-je lu quelques bribes. Asensio lui n'a aucune honte à confesser qu'il n'a pas lu une page des Bienveillantes (et à ma connaissance ne l'a toujours pas fait) mais peut se prononcer avec le statut de critique reconnu que d'aucuns lui reconnaissent sur ce roman par lui ignoré. L'est balèze le génie des Pyrénées basques!

Car voyez-vous Asensio "pressent", est "indisposé par avance". Cet homme là surpasse de loin les plus grands prédicateurs! Mais que lit-il les livres avant que de nous en parler, c'est une perte de temps!

De toute façon quand Asensio n'a pas le temps de pondre une note, il publie un collaborateur et fait d'une pierre deux coups: son blog reste alimenté (ouf! parce que les stats voyez-vous) et de surcroît ça te pose une stature de réac ouvert franchement bandante. Le seul petit couac c'est que quelquefois on s'interroge sur les critères ayant présidé à la définition de la ligne éditoriale*.

Il n'est que de voir l'amas surréaliste de lieux communs sur la nature et les saisons par un certain Thierry Giaccardi. Ah l'hiver fait méditer parce que comme il fait froid vous comprenez on se replie sur soi. Je force le trait mais à peine. L'auteur a au moins le mérite d'écrire lisiblement ce qui n'est pas le cas d'Asensio.

C’est surtout dans le domaine politique d’ailleurs que ses collaborateurs (n’ayez crainte Asensio je ne fais pas référence aux heures les plus sombres de notre histoire !) ont droit de cité. Je vous laisse le soin impécunieux de constater le brillant de ces plumes qui souscrivent néanmoins étrangement aux vues du maître des lieux. D’autres fois les auteurs d’abord jugés dignes d’être publiés s’en vont tout soudain rejoindre la bande des « nains et mégères » telle Alina Reyes.

Ce qui donna lieu à ce fantastique mea culpa d’Asensio (seul cas authentifié d’humilité – relative certes – de notre divin Zonard !) :

« Je m'accuse, publiquement, d'avoir déshonoré la Zone en acceptant d'y publier, et ce par deux fois, des textes ridicules, ampoulés, mêlant sans force ni talent méditations bibliques loufoques et érotisme ludique, d'Alina Reyes. Car il n'aura fallu qu'une poignée d'échanges directs, violents, sans la moindre concession de ma part à quelque sotte proclamation de bonheur de midinette et de vie d'artiste, pour que se révèle, sous l'apparence douce et timide, le visage véritable de notre romancière polygraphique et, elle n'aime pas le mot qui la cantonne comme une professionnelle de la chair, pornographique. Et dire que, par souvenir lointain de certaine émotion coupable, à la lecture, dès sa parution, du fameux Boucher, j'avais décidé de ne point dire à cette dame charmante ce que je pensais, réellement, de ses petites dégoulinades »

La tartufferie est ici remarquable en ce qu’elle ne parvient pas même à se cacher. Asensio révèle notamment que la disgrâce d’Alina Reyes fait suite à des échanges « violents » (Juan Asensio ? non !), « directs » (bon y avait bien quelques subordonnées à rallonge hein, on ne se refait pas) et « sans aucune concession de [sa] part » (quelqu’un d’aussi modéré que Juanito, je ne puis le croire !) qui auraient donc dégénéré (avec un homme aussi exquis et courtois qu’Asensio encore une fois, est-ce possible ?). On y apprend aussi qu’il peut arriver à Asensio de publier des « textes ridicules, ampoulés » (dixit himself). Diable ! Des textes truffés de clichés, d’un lyrisme ampoulé et de constructions syntaxiques douteuses ? Sur la Zone ? Allons cela se saurait !

Mais cessons d’ironiser et observons plutôt que le digne Asensio, courageux fauve christique a bien failli se laisser aller « à ne point dire ce [qu’il pensait], réellement, de [certaines] dégoulinades » Allons, Asensio se calomnie, un moment de faiblesse nous le montre en proie à la « haine de soi » ! Un mauvais moment à passer.

En règle générale en tout cas Asensio ne tarit pas d’éloges sur ses protégés (le contraire serait il est vrai assez guignolesque, un pudique silence néanmoins serait d’or). Leurs textes publiés dans sa Zone sont de qualité, écrits par des personnes très talentueuses (partageant souvent les vues d’Asensio ce qui est un signe sûr de talent notez !) et comme ses propres productions rédigés dans une langue soignée.

Notre Juanito en effet ne manque pas de flétrir la prose de ses adversaires en relevant les innombrables scories orthographiques (notamment celles d'Assouline). C'est son droit. Mais tout de même au hasard de mes pérégrinations sur son Stalker je ne pus que frémir en lisant sur Nicolas Gómez Dávila :

"Les Scolies apparaîtrons ainsi, à qui voudra bien en répondre, comme les signes de la présence de ces cloîtres détruits, de ces temples saccagés, mais dont les cryptes demeurent, textes implicites, de nos vie intérieures imprescriptibles." Oula, ça pique un peu (Bisbille se plaisait à relever les nombreuses fautes ici…)

On retrouve au passage avec plaisir les métaphores et hyperboles un rien pusillanimes dont notre fier basque a le secret, ah qui dira le cri déchirant, dans les brumes fuligineuses du crépuscule, des cloîtres détruits, des temples saccagés (mais dont les cryptes demeurent!) et (bien sûr) des textes implicites de nos vies intérieures imprescriptibles? C'est proprement bouleversant.

Cela me rappelle la poésie définie par Char comme "vie future à l'intérieur de l'homme recomposé". Citation obscure donnée en sujet de disserte par une prof de fac zélatrice illuminée du capitaine Alexandre et qui péta les plombs – réclamant mon excommunication - parce que j'eus le fier culot de lui rendre une feuille pas tout à fait blanche stipulant que "j'avais déjà lu de la poésie mais jamais de la vie future etc et n'entendais goutte à son char-abias"... Je pense qu'Asensio réagira avec tout autant d'humour et de sens de la dérision à ce billet...

 

VI. Si l'humour du Stalker m'était conté (information exclusive!):

Attendez, on me signale dans l'oreillette qu’Asensio ne se prend pas toujours au sérieux ! Qu’il peut même faire preuve de dérision. Il ne manque pas en tout cas de nous le rappeler (dès fois que l’on serait oublieux de la chose).

Ainsi dans sa note évoquant la langue pour prier/aimer et aussi un peu pour causer de soi :

« Voici une ancienne note, réponse parfois gentiment amusée (j'ai ainsi conservé l'illustration d'origine) à un beau texte (comme presque toutes les fois qu'il publie sur son blog, l'habitude est désormais prise, exaltante pour ses lecteurs...) de Dominique Autié. »

Admirons avec quel brio Asensio masque sous une modalisation équivoque (presque toutes les fois) le coup de brosse à reluire à son interlocuteur (dont je ne dénie pas les qualités ce n’est pas le sujet, mais tout de même l’intéressé lui-même pense-t-il réellement que ses lecteurs lancent leur navigateur Internet avec exaltation pour lire ses billets ?). Nous avons affaire à un courtisan de race somme toute. Mais ce que je retiens (très mesquinement) de cette phrase, c’est la glose autocentrée sur le ton « gentiment amusé » de la note, et l’illustration de si bon goût qui l’accompagne (eh, eh amusant hein, ah bah j’étais jeune faut dire… Hu, hu !) Admirez le sieur Asensio avec son panneau  je fais de l’humour, le signe infaillible d’une tragique absence d’humour en réalité.

On retrouve ce travers ridicule dans une note intitulée « Rentrée littéraire » qui n’est en réalité consacrée (l’habitude est désormais prise, exaltante pour les lecteurs) qu’à Juan Asensio. Outre que la note réalise l’exploit de mutiler dès les premières lignes le Verbe d’un Autre mis en exergue (Albert Caraco écrit « détruir » sans E final sous le clavier du si rigoureux Juanito), elle donne lieu à cette intéressante remarque tout juste narcissique :

« Assez curieusement, nous dit Asensio, vous noterez que mon livre est celui qui s'est laissé, de loin, le plus difficilement photographier, comme s'il était celui qui réfléchissait le plus la lumière extérieure...

Il faut s'en approcher, et encore, suivant une oblique qui, selon Alain, était la marque (signum diaboli) évidente du démon, pour qu'il cesse d'être lumineux; bien sûr, je précise ce point pour les grincheux, j'ai écrit ces mots sans la moindre trace de prétention ironique.

Cette étrange bizarrerie à mettre sur le compte d'un livre pour le moins ténébreux m'a plongé dans une joyeuse méditation. »

Il arrive donc entre deux invectives que le pieux Asensio médite, mais il est alors le sujet de sa méditation. On commence à connaître le zozo et sa très chrétienne humilité. Ce que l’on sait moins c’est que lorsque Asensio médite sur la part de ténèbre de son ouvrage réfractaire aux cellules photosensibles d’un Appareil Photo Numérique, il juge bon de « préciser […] pour les grincheux, [qu’il écrit cela] sans la moindre trace de prétention ironique ».

Mais c’est bien sûr ! Sous cette antiphrase d’une légèreté confondante nous surprenons là Juan Asensio, le seul, l’unique, en flagrant délit d’autodérision ! On se souvient alors que Juan A, avec une rare inélégance, raillait inconsidérément l'esprit "pachydermique" d'un blogueur à l'humour pourtant nettement plus aérien. Je crois définitivement qu’Asensio a parfaitement choisi avec la lourde silhouette du bombardier B2 furtif, le symbole de son légendaire humour, si dénué de pesanteur qu’il fait dit-on tout le charme du personnage et de ses billets…

 

VII. Et le pire est encore à venir (insoutenable révélation):

Ce qui suit est d'une violence que seuls quelques élus pourront endurer. Exposer ainsi des choses aussi monstrueuses relève pour tout dire de la basse pornographie. Tant pis, qui aime bien châtie bien, alors je suis désolé de vous le révéler mais dans les innombrables notes du Stalker pas une - non pas une malheureuse petite note! - n'est consacrée à l'oeuvre de Vialatte. Or non seulement cet auteur est un génie ignoré mais en plus il était réactionnaire, donc infréquentable.

Alors je pose la question: d'où provient cet étonnant racisme anti-Vialatte, cette vialattophobie digne du plus vil gauchiste? Ce ne peut-être que l'infâme Dantec qui a demandé à Asensio d'éviter cet auteur sous prétexte qu'il finissait chaque chronique par la consécration de la grandeur (consécutive) d'Allah. On voit par là que le critique est un être prudent qui ne sort jamais de chez lui sans son parapluie et regarde à gauche et à droite avant de traverser.

"Et c'est ainsi qu'Allah est grand."

 

Concluons:

Faut-il donc brûler le Stalker? Non. D'abord parce que cela lui ferait grand plaisir. Saint Asensio immolé par le feu, un martyr est né !  Voir, le martyr est l’humilité chrétienne dans sa plus spectaculaire expression, ce qui ne prédispose certes pas Asensio à la béatification par ce biais (pour miracle syntaxique peut-être ?). Oublions le bûcher pour l’homme, pour ce qui est des œuvres l’autodafé ne semble pas vraiment requis pour les voir sombrer dans l’indifférence dirait-on (mais peut être à tort et en réalité je ne le soulignerai pas si j’avais affaire à un humble et non un drôle de coco agressif et méprisant !).

Le malandrin quoiqu’il en soit n'a pas non plus que des défauts. Son style est imbuvable c'est assez manifeste. Néanmoins, en dépit de son outrance ou peut-être du fait de son outrance on trouve des choses intéressantes dans certains de ses billets qui ne sont pas irrémédiablement médiocrement politisés. Le souci c'est que je craque souvent avant la fin de ses notes, j'ai beau faire également dans le pompeux j'avoue que je m'incline très rapidement face au Stalker... Enfin je suis très convaincu de la qualité des oeuvres exposées par le Stalker pour la simple et bonne raison que certaines me sont conseillées par des amis ou des personnes de valeur, j'irai même y chopper des titres... (Attention je ne m'imagine pas une seconde épargné par Asensio même anonymé ni par ses seconds couteaux pour ces maigres bémols!!!).

Et justement quid de la blogosphère vis-à-vis du Stalker? Tout d'abord il a quand même pas mal d'aficionados, et tous ne sont pas d'obédience réactionnaire loin s'en faut. J'apprécie nettement le blog d'Ygor Yanka réactionnaire vivant au Québéc dont le pseudo est néanmoins écorché (en Ygo Yanka) dans la certes foisonnante blogroll de la Zone. Nageant dans des eaux moins droitières l'excellent blogue du transhumain porte Asensio en grande estime. Par ailleurs, ainsi qu'on l'a vu Asensio compte parmi ses amis l'auteur Dominique Autié, dont le blogue est de qualité et qui est respecté y compris par une belle âme de gauche (que j'apprécie) comme le Comte de Champignac (qui ne se préoccupe pas du Stalker à ce qu'il me semble). Plus près de moi l'ami Manu (que je salue!) confessait sans grande fierté se soigner de son addiction stalkerienne. A l’occasion des bagarres de rue entre Stalker+Transhumain et le dit Montalte (Pierre Cormary), quelques internautes sont venus apporter leur soutien à Juanito (tandis que pas mal d’autres allaient à la curée ce qui n’est pas spécialement glorieux non plus…)

Et certes je crois savoir qu'Asensio a pas mal de détracteurs. Mais il fait apparemment peur, il est rare que l'on s'attaque à lui sur la toile. Outre Montalte qui s’est penché avec sollicitude sur le drôle dans quelques billets de son blog (après l’avoir d’abord pris sous son aile) il y a de cela quelque temps, un certain Wolfram de Kierk blogueur talentueux de tête-à-baffes sur hautetfort, se payait d'abondance les travers de Juanito, avec une culture non moins conséquente que celle de son adversaire. Hélas le blogue a disparu, sans que l'on sache bien pourquoi. Le blogue antiréac « consanguin » assez corrosif dans son genre avait en son temps fait du Stalker sa tête de turc, raillant son goût de l’auto mise en scène, sa vanité, et bien sûr son très imitable style abscons ; néanmoins le dernier billet consanguin date de fin Avril 2007. Depuis la vanité d'Asensio était tout à son aise, à peine menacée le temps d'une polémique autour de Renaud Camus. Et puis, plus rien. Oui il fait peur, c'est évidemment un érudit (même s'il a parfois ses excès de flemme lui aussi comme on l'a vu), c'est bien pourquoi je me suis attaqué à lui sur la forme et non pas sur le fond. 

Qui suis-je pour m'attaquer au Stalker? Précisément personne. Je n'ai publié ni roman, ni essai, je ne suis pas plus auteur que critique. Un obscur, pas même érudit. Un "petit prof" de lettres, blogueur au sens propre du terme c'est à dire insignifiant et conscient de l'être. Je m'attaque à bien plus fort que moi si l'on veut, mais peu importe je ne suis qu'un instrument, la seringue dérisoire d'une piqûre de rappel...

C'est là qu'est la cruelle ironie du sort  puisque c'est un avorton insignifiant de mon acabit que le hasard (ce cauchemar asensiesque) de mes pérégrinations bloguesques assigna à la tâche de ramener l'hybris du Stalker à de plus humaines proportions. Gageons que sa vanité qui est grande s'en relèvera sans peine.

 

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Note(s):

* on s'interroge sur les critères ayant présidé à la définition de la ligne éditoriale: Merci à cet amour de George-S (ou S-George?) qui m'a très pudiquement signalé chez Léo Scheer l'incorrection très coupable de ma 1ère formulation: "on se demande vraiment les critères retenus pour le choix éditorial", belle horreur en effet!)

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ADDENDA (électronique):

  • Un blogueur que je salue (malgré son islamophobie au mieux tertiaire ;) m'avait fait savoir que mon entreprise de dénigrement anti-stalker lui paraissait bien ambitieuse... En fait il n'en est rien cher Paratext (z'avez vu plus de pub!), j'oserai une analogie cheap comme toute analogie: ce billet est une prise d'Aïkido, il utilise la force de son adversaire pour pallier les faiblesses de son auteur (mézigue). De mon côté sur ce blog mon engagement est minimal, celui du Stalker chez lui est sans limites. On ne peut lui dénier cette forme de courage et de sincérité à tout le moins... En un sens le jeu est truqué, mais ce n'est qu'un jeu...pour moi. Quant à Juan Asensio il peut toujours s'offrir un peu de légèreté, c’est de bon coeur...

 

  • Il m'effleure tout soudain que la validité de mes critiques est essentiellement subordonnée au trafic sur ce blog: Pages visitées (Moy/max) 430 / 1 117 Visiteurs (Moy/max) 100 / 150 --> Damned! C'est Stalker qui gagne. Je m'en vais la queue basse, mais rassurons ces messieurs toujours prompts à dégainer dans l'attaque phallique, la queue basse donc, mais - vérification faite - toujours entre les jambes…

 

  • J’ai décidé de faire de cette note la dernière de « Vaste blogue ! ». Les uns et les autres pourront se déchaîner en commentaire à cette note, là n’est pas le problème. Simplement j’ai consacré beaucoup de temps à ce billet insignifiant. Cela « confirme » très médiocrement un retour à la polémique sur mon bac-à-sable, la fin d’une légèreté péniblement retrouvée à bien des égards. J’aime autant arrêter là. Je laisse à la vanité d’Asensio le soin trouver dans cette fin post-antiStalker la preuve de ma raison d’être anti-stalker, de mon obsession et de mon ressentiment si cela lui chante. La vérité est un peu plus complexe, et la complexité l’effraye peut-être. En un sens oui, c’est bien le ressentiment qui a guidé mes doigts sur le clavier, mais Asensio n’en est pas la cible, la véritable cible de ce ressentiment je ne la connais que trop, ma propre vanité que me rappelle sans cesse celle dégoulinant du Stalker. Mettons-y donc un terme.

  • A ceux qui n'aimaient pas "Vaste blogue!", on pourrait leur demander ce qu'ils venaient y foutre! De toute façon ca n'existe pas les gens qui n'aimaient pas VB. Ou alors ce n'était que l'expression de leur ressentiment (quelle trouvaille, un vrai mot-à-tout-faire!)

  • A ceux qui ont passé de bons moments ici : désolé merci pour le temps perdu sur mes notes, merci pour vos commentaires, amusez-vous bien ailleurs. J’ai à faire en d’autres lieux, plus près de ma pomme en un sens, mais beaucoup plus près des autres surtout, voire de Dieu… Je le confesse, je pensais peu à vous en écrivant, je le fais en vous quittant… Tout finit bien qui finit bien. BANG! (Ce n'est rien, du champagne pour fêter cette seconde et dernière mise à mort! Qu'alliez vous imaginer Jean-Edern?)

  • Arf non j'oubliais j'ai quand même quelques notes en retard que je dois boucler: une sur Calvin & Hobbes, une sur Meetic (promise à Didier Goux il y a un certain temps), un cauchemar insignifiant, une autre sur la Horde du Contrevent de Damasio et enfin une dernière sur Les fruits du Congo de Vialatte que je devrai terminer d'ici peu. Puis peut-être une ou deux autres mais ce ne sont que des dettes accumulées jusque là. Et si ça se trouve du coup je perdrai l'envie d'arrêter. Mais j'en doute vu la vastitude de ma lassitude... J'alimenterai en revanche le Menu Déroulant jusqu'ici délaissé...
 
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NB: Ce billet a été posté tel que je l'avais rédigé Dimanche dernier. Avant les récents débordements donc.

Trackbacks

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Commentaires

>J’avoue peiner à comprendre en quoi cet homme pourrait avoir besoin de Dieu…

je fiche ma putain de main à couper que vous n'aurez même pas le courage de fermer les commentaires de ce torchon blasphématoire...

ahahaha honte à vous monsieur tang, honte à vous !

Ecrit par : mouloud | mercredi, 23 janvier 2008

Bonjour Tang !

Bravo pour ce texte, j'ai énormément ri ! merci beaucoup !

Dites-moi, les fauves christiques, vous ne vous en êtes pas remis ;-).

Ecrit par : camille | mercredi, 23 janvier 2008

Bravo, enfin une note intéressante et presque écrite sans faute : il fallait que ce soit sur Stalker...
Les bons sujets inspirent les bons auteurs me direz-vous.
Dites-moi, entre nous : vous l'aimez, hein ? Vous voulez que je vous organise un petit rendez-vous, comme cela, en cachette ?
Je l'ai déjà fait pour Consanguin, qui depuis est devenu un maniaque du jeu d'arcade, Stalker... Eu bon, oui, il n'a pas tout compris mais Stalker (le jeu) ne peut que convenir à un con sanguin non ? (Facile, maugré Camille la laideronne).
Parce que, monsieur le dissecteur du dimanche, votre texte fourmille de petits clins d'oeil, comme si vous étiez ravi que notre matamore pose une seule prunelle sur vous, ce qu'il a fait bien sûr (The Eye..., cherchant le petit Golum contrefait)...
Et puis, quel geste rimbaldien tout de même : cette volonté de ne plus écrire de blog après cette note sublime ! On reconnaît bien là, dans ce geste défintif d'une haute portée littéraire, le professeur de lettres que vous êtes.
Euh, je crois savoir qu'il n'aime pas les caniches à bigoudis, même femelles alors essayez de venir sans Camille, hein...
Ah ! (pastiche, hein, z'allez pas croire...).

Ecrit par : Bisbille | mercredi, 23 janvier 2008

Tang, vous seriez secrétement amoureux de Juanito que je ne serais pas étonnée.

Ecrit par : pbe | mercredi, 23 janvier 2008

Shit, c'est ce que sous entend Bisbille...

Ecrit par : pbe | mercredi, 23 janvier 2008

Bonjour Camille,
Ce billet fera sans doute plus rire des détracteurs de JA que ses afficionados... ;)
Les insultes de Bisbilles elle ne feront rire ni les uns ni les autres. Je pense que leur auteur même s'en trouve secrètement honteux. Du moins l'espere-je (et courgette).


Pbe, Bisbille,
Je suis comme Juanito: je n'aime que moi... La différence c'est que je ne m'en cache pas... Par pragmatisme peut-être du reste.

Ecrit par : Tang | mercredi, 23 janvier 2008

Quelques belles égratignures, Tang.
Quelques jolies formules, aussi. : "Les voies du seigneur sont infréquentables" :-D
Complètement d'accord avec votre vision de la "fiction assez infecte"...
Au final, vous vous en sortez plutôt pas mal et mettez effectivement parfois le doigt (ou même votre grosse papatte) sur ce qui énerve chez le Stalker.
Et voyez-vous, je suis sans doute naïf, mais vous avez assurément fait oeuvre utile (pour Asensio) avec cette note, d'une manière ou d'une autre.
Inch' Allah !

L'islamophobe tertiaire vous salue bien bas.

Ecrit par : paratext | mercredi, 23 janvier 2008

Bonsoir Paratext,

Hum j'espère que vous ne m'en voulez pas pour la référence à nos joutes sur l'Islam... Je n'osais mettre de smiley (autre panneau "j'rigole" certes) et finalement je me suis laissé aller en éditant à l'instant (tout en ajoutant votre lien en sus d'une fournée d'oubliés...Manu si tu passes...) Par ailleurs vous remarquerez qu'il m'arrive de m'accorder avec vous (et pas seulement sur Damasio!) Au passage je publierai d'ici peu une note sur la question du voile, suite à une expérience récente...

Merci pour le compliment consenti. Juan est un sjet intéressant il m'inspire certes et ignore sans doute qu'il m'a donné par un de ses derniers mails une idée un peu solide de sujet de roman (mais je n'ai pas dit que je l'écrirai!). Quoiqu'il en soit heureusement que dans ce lourd pavé s'égarent quelques formules heureuses! Le contraire serait désespérant!

Quant au fait de faire oeuvre utile, cela dépendra tout de même d'Asensio. Ce qui est sûr c'est que j'ai pointé quelques passages et travers précis. Sans "concession" ni gratuité cependant.

Cela dit j'ai surtout fait oeuvre utile pour ma carrière et mon tarfeuille (pas d'actions). Mais après tout je n'ai pas attendu Juanito pour compromettre mon avancement, et en choisissant la voie de l'enseignement ainsi qu'il l'a remarqué je n'ai pas misé sur le pognon (surtout que je suis anti heures sup primaire pour ma part!)

L'anarchiste plus souvent de mauvaise foi qu'à son heure vous salue bien bas Paratext...

Tanguy

Ecrit par : Tang | mercredi, 23 janvier 2008

Je passe, je passe, cher Tang, et je suis l'empoignade depuis le début. Comme vous le dites, j'apprécie le blog du Stalker depuis longtemps et lui suis reconnaissant de m'avoir fait découvrir, et souvent comprendre un peu mieux, pas mal d'auteurs qualifiés de droite et vers lesquels mes penchants naturels ne m'auraient donc pas forcément entraîné (quoique...). Je n'ai rien à reprocher non plus à Juan Asensio puisque les rares et brefs échanges mailistolaires que nous avons pu avoir ont toujours été forts courtois et constructifs. Les articles politiques qu'il publie, sous son nom ou pas, me convainquent moins en général mais bon, ce n'est pas pour ça que je le lis et ne pas être convaincu par une lecture me plaît souvent assez (ça doit paraître bizarre ce que je raconte là mais je me comprends, c'est toujours ça...).

Cela étant dit, il est vrai que sa grille de lecture de la littérature, dans laquelle le Mal tient toute la place, est à la longue réductrice et ne met pas en valeur la grande érudition qui est certainement la sienne. J'abonde dans votre sens pour dire qu'il gagnerait beaucoup à suivre l'exemple de Vialatte et que quelques zestes de dérision, d'humour et de second degré ne gâteraient rien. Même ses louanges finissent par ennuyer à trop utiliser le même procédé. Quant à la lisibilité de ses billets, si elle est souvent mise à mal par son style, elle ne me gêne pas en soi : si j'abandonne de plus en plus souvent les textes les plus longs avant la fin, cela participe d'une tendance plus générale qui touche un peu tous les blogs que je lis, à mesure que s'en allonge la liste dans mon lecteur de flux.

Liste dont je serai bien marri de voir disparaître celui-ci, même si le menu déroulant nous promet un autre type de nourritures probablement aussi savoureuses.

Au final, et même si son comportement dans les commentaires ici et ailleurs me déçoit et me paraît indigne de son blog qui reste de qualité, je garde pour les raisons évoquées au-dessus une certaine prédilection pour le Stalker et me désole, aussi bien pour vous que pour lui, qu'autant de talent d'écriture et de lecture, sans compter le temps, soit employé à de telles querelles : Allah n'en sort pas grandi........

Ecrit par : Manu | mercredi, 23 janvier 2008

Ah vous voila Manu,
Votre parole est d'or... :) Soyons honnête j'ai ouvert les hostilités, néanmoins j'étais sincère dans mes attaques et respectueux de sa personne.

Mon fonctionnement sur le net transparait assez nettement dans l'économie de ce billet à rallonge: je cogne d'abord en suivant mes inimitiés "viscérales" qui sont aussi fortes que mes sympathies et non moins inexplicables, je les justifie ensuite rationnelement et je nuance enfin et fais l'effort de trouver de bonnes choses dans ce que j'ai attaqué....

Ce comportement d'apparence puérile n'est pas totalement gratuit: je trouve qu'une polémique exacerbée est un terreau fertile, ce que l'époque consensuelle néglige trop souvent. (c'est pourquoi outre les aspects personnels - mais plus par flemme que lâcheté je crois - je trouve dommage qu'Asensio ait souhaité sortir du champ purement "verbal"...)

Il y a des personnes avec qui cela passe assez bien et d'autres plus écorchées qui réagissent à fleur de peau et ne laissent guère d'autre choix que l'escalade (car un vieux sage comme Didier Goux l'a remarqué je n'ai rien d'un vieux sage...)

Quoiqu'il en soit vous avez raison quelle perte de temps, sauf s'il en sort quelque chose... Et pour le reste ma foi la fermeture de VB fait suite à la lassitude du temps perdu (notamment à cette polémique et ce billet) mais en même temps je constate que la moindre anecdote amusante (cf la gageure) me pousse vers mon panneau de contrôle H&F... Nous verrons bien (mais de tte façon faut que j'alimente le Menu!)

Cela dit il faudra voir aussi comment se passent les choses avec le rectorat (qui j'en suis certain n'ignorait rien de ce blog mais pouvait faire mine de ne pas l'avoir vu, ce qui désormais devrait être plus difficilement tenable)...

En attendant Allah sortira grandi de la note à paraître demain, un extrait des Fruits du Congo dans l'édition Imaginaire Gallimard (attention j'ai feuilleté le vieux poche chez un ami - réac pur jus - et le texte diffère!) Extrait seul sans commentaire, le passage réveille en moi bien des choses mais je crains de n'avoir pas les mots pour le dire avec la pudeur de l'auteur cité. et préfère cette fois m'abstenir.

A bientôt Manu,
Amicalement,
Tanguy

Ecrit par : Tang | mercredi, 23 janvier 2008

Wouah ! quel billet ! Là, normalement, Juan asensio devrait trouver matière à réponse (et il en est parfaitement capable). Cela étant, vous avez eu tort de citer ce qu'il dit des "Bienveillantes" (roman que j'ai lu), car ses avis, sans même avoir ouvert le livre, sont d'une grande justesse, et, pour le coup, vous servez la soupe à Juan Asensio, ce qui, si j'ai bien compris, n'était pas votre but premier...

Ecrit par : Didier Goux | jeudi, 24 janvier 2008

Bonjour Didier,
Juan Asensio avait rédigé un droit de réponse qu'haut et fort aurait pu me contraindre à publier. Cette histoire ayant trouvé un arrangement amiable j'ai proposé à Juan de publier son droit de réponse par simple déontologie. Mais Juan Asensio a préféré en rester là pour que cette polémique prenne fin.

S'il change d'avis VB est ouvert à son droit de réponse auquel je ne répondrai pas puisque c'est moi qui ai ouvert les hostilités.

Si Asensio maintient sa décision de tte façon je ferai moi même mon autocritique car je comptais mettre en lumière la part de mauvaise foi présente dans mon billet... (il y en a un peu out de même)

reste que pour le sbienveillantes une fois encore je ne critiquais pas le fond n'ayant pas plus lu l'oeuvre en question qu'Asensio mais bien la méthode. Peu importe que les avis de Juan soient justes, nous sommes là dans le contingent. La méthode en revanche est de l'ordre de la nécessité.

Par ailleurs le but était surtout d'étayer mes gratuites accusations d'un précédent billet. Rien d'un "delenda Asensio"... et du reste l'esclandre a pris une toute autre tournure avec les derniers échanges mailesques... :)

Ecrit par : Tang | jeudi, 24 janvier 2008

SUPRESSION par le tenancier: j'ai bien dit plus d'injures Beaujean merci de respecter ma décision.

Ecrit par : Beaujean | vendredi, 25 janvier 2008

Je le lis, mais irrégulièrement et dans le désordre puisqu'il n'accepte pas de commentaires. Donc c'est comme un site figé et froid, sauf qu'il ajoute de nouveaux billets. Si je le citais, ce serait parfois pour un texte vieux de deux ans et je ne vois pas alors l'intérêt de déclencher une polémique sur mon propre blogue, d'autant plus que ce ne serait pas tout à fait régulier comme démarche. Ensuite, cet anachorète n'accepte aucun échange autre que privé et moi je déteste intervenir dans la sphère privée des gens, on n'est pas fait pour s'entendre. On n'est pas faits pour se rencontrer vu ses principes et les miens. Je suis de gauche pure et je ne m'en cache pas, mais hum... j'ai une dilection pour une certaine droite quand elle a du style. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir un jugement moral après.

Ecrit par : Dominique | samedi, 26 janvier 2008

Vous trouverez sur mon blog une note tout à fait mignonne sur votre dissection de la dissection...

Ecrit par : Yanka | dimanche, 27 janvier 2008

Ouais… J’imagine pas un Combet se tripoter le morphème, frénétiser l’insignifiant (longuement !) et tout ça pour finir dans les ossuaires du numérique.

Ecrit par : R. | dimanche, 27 janvier 2008

Monsieur R., ayez l'obligeance de me lâcher le morphème, si vous ne désirez point que je vous tranche le poignet.

Ecrit par : Jules Combet | dimanche, 27 janvier 2008

Alors défiez-vous. Un certain Claude Louis a comme une tendance à vous conchier l’identité– c'est vrai que pour un Jules… Ce n'en est pas moins péché (d'écriture).

Ecrit par : Marius TournadRe(..) | dimanche, 27 janvier 2008

Papa, y a maman qui demande si tu veux boire un café.

Ecrit par : Kévin Combet | dimanche, 27 janvier 2008

@Dominique:
bonjour,
C'est toujours un plaisir de vous lire chez vous ou ici... :) Certes le Stalker n'accepte pas de commentaires mais bon on ne va pas le lui reprocher, je crois que cela partirait immédiatement en bordées d'insultes...
Nous partageons certaine dilection. J'ai jugé bon de préciser votre positionnement politique en effet. Je me doutais que vus lisiez le Stalker même si celui ci n'apparaît pas dans vos liens. pour le reste je n'aurais as commis cette note effectivement peu régulière si JA ne m'y avait invité dans un commentaire dans mon billet sur la réacosphère...

@Yanka: Bnjour, je m'y attednais un peu. Disons que je surveillais votre blog en sommeil, et rien que pour le voir se réveiller je ne peux que me réjouir de mon "crime". cependant je tiens à vous aporter a précision suivante: JE n'ai jamais supprimé ce billet, Haut et fort l'a fait d'autorité parce qu'ils n'avaient pas bien compris la requête de JA (qui ne m'a jamais demandé que de supprimer les commentaires injurieux). N'hésitez pas à me rendre cette justice! (j'ai omis de le préciser dans mes commentaires chez vous et ne souhaite pas en apposer trois à la suite, ce serait ridicule)

@Restif: On peut avoir certaines des qualités d'un Combet (mais pas Jules) et cependant d'autres travers. Nul n'est tenu d'être parfait, il est sain cependant de connaître ses vices et plus encore de les reconnaître (ce en quoi un peu de frivolité s'avère une aide précieuse)
cela dit ne perdez pas votre temps avec Kévin, je subodore déjà que vous pourriez mieux occuper votre temps qu'à me lire!

@Kevin Combet: ...

Ecrit par : Tang | dimanche, 27 janvier 2008

Aimable Tang, sans plus aviner du logos, je me tuméfie dru la hure devant votre sagesse. Vous adoube très lucide et je ne vais pontifier du clavier plus longtemps.
Avec la famille Combet, nous nous aheurtons bien quiètement, à l’empan de notre mutuel crétinerie (ou aséité de l’asinade) ; à part ça j’eus autrefois le bonheur de rencontrer Combet avant qu’il se façonne Saint Antoine au désert : un être exquis de simplicité.

Pour votre vivisecteur amateur (qui, infiniment plus écrivain que Cioran nous laisse magnanimement clapoter dans les ébauches des traces de ses esquisses) jamais je n’oserais critiquer pareil démiurge : je m’étonne simplement qu’on oublie que ce mur de latrine numérique adoubé « internet », -où s'ébroue le graffiti post moderne -, intéresse quelques rares sertisseurs de vocables au sein des blogs qui champignonnent par myriades de frotte-claviers. Je m’imagine mal T. Mann Lowry ou Boulgakov limer de l’écritoire pour du très dérisoire. Ca n’engage que moi (et ne vise pas précisément un personnage qui aime à rafaler du verbe (conjugué) et n’est qu’une qu’éphémère aubaine à triturer du traitement de texte).

Ecrit par : Restif | dimanche, 27 janvier 2008

Tant de mots sur un si mince sujet!

- Asencio?
- Circulez, y'a rien à dire!

Ecrit par : Jacques Etienne | lundi, 28 janvier 2008

Restif, que savez-vous ce que feraient aujourd'hui Mann, Lowry ou Boulgakov ? Comment pouvez-vous prétendre qu'ils n'auraient pas chacun leur blog ?

Pour ma part, mon blog est très accessoire par rapport au principal que sont mes écrits de fiction ou mon journal, d'où mon irrégularité. Je suis un écrivain avant d'être un blogueur, car je n'ai pas attendu Internet pour me mettre à la prose. Le blog me permet d'être lu immédiatement. Il m'a permis aussi de premières publications en revue et me permettra sans doute mieux encore dans quelques mois. Du reste, si vous trouvez longuets ou futiles mes bavardages, primo ce n'est pas le cas de tout le monde, secundo je respecte les lecteurs en leur offrant une prose absolument pas négligée. Je travaille sur le Net de la même manière que sur manuscrit.

Ecrit par : Yanka | lundi, 28 janvier 2008

Yanka : peu callé en nécromancie, très inapte à faire pâmer le guéridon, il est résolument certain que j'ignore s'il la triplette sus évoquée tiendrait un blog en ces temps numériques. Par contre, j’ai du mal à me polir la certitude quand à un éventuel rut polémique sur un sujet aussi fortuit du neurone.
Mais ne chaloupons pas du clavier : sans farder la phrase, je vous le dis : mon bref commentaire sur vos verbes n’était pas barbelé de la syllabe, nullement. Il y a une générosité dans votre écriture que j’apprécie, vraiment. Vous rafalez du verbe ? ! le remarquer n'est diantre pas critique, mais description. Et je suis bien convaincu que vous vous refusez à arsouiller la page, qu’elle soit virtuelle ou très palpable.
Non, cette polémique m’a paru diantrement outrancière, c’est tout, ça s’arrête là. Bon, j'ai sans doute eu le ton trickster, un tantinet... n'empêche que loin de vous trouver « longuet » je vous sens bichonneur, très tatillon du vocable. Et-bis repetita displicent, mais qu’importe – j’ai plutôt tendance à le trouver goûteux, votre verbe.

Dieu que vous êtes sensible… c’est une qualité. Mais l’aiguillon doit souvent vous vriller l’âme ( ce quelque chose d’intangible ou d’inexistant auquel j'ai la faiblesse(?) de croire…)
Il n’y pas en moi une goutte de causticité ou d’hostilité pour un argonaute du papier.

très courtoisement votre, Restif

Ecrit par : Restif | mardi, 29 janvier 2008

Très intéressant...
Puis-je me permettre de demander à Testif s'il a un blog ?

Ecrit par : personne | mercredi, 30 janvier 2008

Pardon, Restif !

Ecrit par : personne | mercredi, 30 janvier 2008

@ Une personne (oh, ne vous excusez pas pour les tâtonnements onomastiques ,c'est si peu de chose ! -peut être le"t" de notre hôte aura-t-il tenTé une escapade par l'inconscient?)
: d’abord, pour cette réponse post "arroseur", je vous excessive mes excuses (mutation des adjectifs en verbe - ça c’est du « créatif » ! Ca, c’est de la transgression flagrante, de l’indiscutable. Pour le faire grave post moderne-fashion poïéte, je vais l’homologuer « syntaxe Néo-Zaouiste » (Zaoui : mouvement Russe proche du futurisme – désolé si ça vous est connu, mais les ceusses qui tirent du reliquaire à vocable un truc peu commun sans définir un brin me sapent le flegme).
Tang, qui s’active pour un statut stable des subordonnées sourira sûrement devant une indécence syntaxique de proportion grandiose. (Belle allitération en « s » dans la relative adjective -explicative , non ?)

Bon, je recule, m’évanouis fugace, couardise m’habite, mais va falloir m’avouer en place publique. Surtout que votre question me touche. Alors… : Non, je n’ai pas de porte-voix numérique. Par paresse, par pudeur, parce qu’il me faudrait trop souvent me dépeindre moi mes lectures et mes goûts et que je doute que cette macédoine « culturelle »éveille l’intérêt.
Et surtout, plus que tout, pour que ça en vaille le jus, me faudrait travailler mes textes avec une méticulosité que je sais affronter mais qui prend un temps redoutable. Pour chaque « post », j’en aurais facile pour des heures à triturer du traitement de texte. Que faire ? nourrir la bête une seule fois par semaine ? Les visiteurs se feront rares. Et que dire de l’existence qui s’impose avec son proverbial manque de tact… Je patauge dans l’exhumation fin-de-siècle, la recherche est gloutonne en temporel ; et ne nourrit pas son rat de bibliothèque, surtout quand la bestiole a convolé (curiosité en passant : je me demande si l’eau de la marmite ©Yanka bout par sa seule écriture).
Cependant l’idée me titille, on m’a déjà demandé si j’avais un coin de feu à moi , c’est bien sympathico-encourageant.
Il me faut d’abord mettre un peu d’ordre dans mes urgences, me bricoler une organisation. De toutes façons, ça ne peut pas être pour les temps en gésine au ventre de Saturne.
Le jour où je passe à l’acte, je solennelle recta de la promesse : vous en serez averti, ici-même – a moins que Tang pris de nausée devant un méphitique capable de repousser les douceurs du Riegel-Pellat-Rioux m’ait recraché comme un pépin malsain. Bref, qu’il m’ait envoyé…tanguer (j’ai honte…). Le pire serait que las de narguer du Nag et autre adipeux du commentaire, loin des joutes mafflues et des sourcilleux du règlement il s'évapore dans les Himalaya.
Que Grévisse nous protège!

Ah, en passant : le verbe « solenniser » existe. Si !

Bien heureux que vous ayez goûté les coms au point d'aller, un instant, effleurer gentil les touches du clavier, et ce pour moi « une personne » . Merci.


Ps: Des visites aux terres hallucinées en fantastique-Sf.

Littérature, quelques rares philosophes, de la Bd, du symbolisme, plus de questions que de réponses … ça intéressera ?

Ecrit par : Restif | mercredi, 30 janvier 2008

Ah Restif vous serez toujours le bienvenu ici! Votre apparition m'a honoré à vrai dire, VB me paraît indigne d'hôte de votre acabit!

Autant dire que je vous somme de m'avertir lorsque vous ouvrirez votre devanture. Le croirez vous, je n'ai jamais osé vous poser la question que Personne vous pose! dans ma tête vous n'aviez pas de blog et aviez pourtant toutes les raisons d'en ouvrir un... Cette absence ne s'expliquant que par un excès de pudeur exquis, qui se traduit par une grande parcimonie commentatrice.

N'ayez criante par ailleurs, je prétendrai fermer ce blogue encore deux ou trois fois en revenant bien sûr sur ma décision d'ici que vous ayez ouvert le vôtre. Si bien que vous n'aurez aucune excuse pour ne pas respecter la promesse que vous venez de solenniser devant personne et moi-même.

j'ajoute que vu votre programme vous ne manquerez pas de me compter pour pépin chez vous! J'ignorais que vous fussiez bédéphile d'ailleurs (le reste me surprend moins mais m'allèche tout autant!)

En attendant félicitations et bien du bonheur en ces temps post-circonvolatoires ;)

Tanguy

Ecrit par : Tang | mercredi, 30 janvier 2008

J'ai enfin lu votre longue note concernant ce bon Juan.

Il m'est arrivé, en des temps dont les moins de vingt ans ne peuvent se souvenir, d'échanger avec le sieur Asensio de menus propos où la franchise prenait parfois le pas sur la cordialité.

C'est via le blog d'Ygor Yanka, le fin styliste, que j'ai eu vent de votre querelle. Après avoir lu l'objet du litige, je me permettrai les commentaires suivants: le portrait que vous dessinez du personnage me paraît fidèle. Ipso facto il est paradoxal. Comment consacrer tant de mots à l'inexistance?

D'autre part, dans les commentaires du blog du bon Ygor (dont je ne comprendrai jamais l'intérêt pour JA) il me semble que vous opérez un revirement. Si le personnage est tout ce que vous perdez le temps de dire, comment en arriver à des propos courtois, voire empreints de repentance? Seriez-vous timoré ou impressionnable?

Ecrit par : Jacques Etienne | jeudi, 31 janvier 2008

Cher jacques,
Précisons car à nouveau je tape dans le fuligineux de la chose!
Je ne retire rien de ce que j'ai écrit dans cette note, la vanité d'Asensio transparait assez netement sur son stalker à ce qu'il me semble même si paradoxalement cela se traduit aussi par cet effacement au profit de la parole des autres (triés sur le volet bien sûr!)

Par ailleurs quelques un des exemples que j'ai isolés signalent une rigueur qui peut être prise en défaut.

j'ai de la même façon dit ce que je pensais de son style pesant et de son humour peu frivole (j'aime assez la réflexion de Pierre Driout s'étonnant qu'Asensio déplore l'esprit de légereté des temps alors que pour celui là ce serait tout le mal à souhaiter au patron du stalker...)

Bref je ne renie rien de ce que j'ai écrit mais comme je l'ai dit (cf "dissection de la mauvaise foi du taulier") mon exercice de style souffre d'une faiblesse réelle que j'occultais à dessein: on ne peut réellement isoler le fond de la forme artificiellement comme je l'ai fait, il faudrait pour faire oeuvre utile en critiquant le stalker appréhender sa critique de façon globale tout en pinaillant et non dans le mouvement volontairement myope que j'ai retenu. D'auatant que je joue sur un sophisme: l'oeuvre de JA n'ayant pas le statut d'oeuvre d'art mais de critique mon exergue Lautréamontesque réclamant une critique de forme plutôt que de fond n'avait aucune valeurpour des travaux critiques, elle ne devait s'appliquer qu'à des créations à vocation artisitique (la critique est de l'ordre de la théorie, une forme de science, ce elle n'a pas de prétention artistique). Cette tâche n'est pas à ma portée et outrepasse largement mes envies du reste.

Si j'avais réellement opéré un quelconque revirement j'aurais purement et simplement supprimé toute trace de mon forfait. Ce n'est pas le cas.

Pour ce qui est du volet procédurial de la chose, JA m'a proposé un arrangement amiable que j'ai accepté car j'ai autre chose à foutre que de me lancer dans ce genre d'aventures.

Et pour finir l'échange par mail ayant retrouvé une certaine sérénité le personnage d'Asensio me paraît malgré tout moins caricatural qu'il ne parait sur son stalker. Mais à vrai dire je crois avoir pressenti certaines de ces choses dans cette dissection, les avoir effleurées..; Néanmoins dans le feu formel de l'action mes capacités d'empathie étaient quelques peu ensommeillées, il en est autrement une fois le fil privé de la correspondance instauré.

Bref nulle peur, juste un peu trop d'humanité... Dès ma note critique j'avais contrairement aux apparences gardé mes reproches le splus durs aux anti-asensio primaires ravis d'aller à la curée dès que l'occasion s'en présentait (je ne parle pas pour vous). Encore heureux que j'arrive à tenir des propos courtois en direction de JA, ne lui reprochais-je pas justement d'avoir l'insulte facile (et YY dit il autre chose?)

J'espère que les choses vous paraissent plus cohérentes... J'ai mes contradictions mais dans cette polémique elles ne se sont guère fait sentir à mon sens.

Salutations,
tanguy

PS: le fin mot de l'histoire ne vous a pas échappé, j'ai perdu bcp de temps pour mon brûlot et ne souhaite pas en perdre davantage.

Ecrit par : Tang | jeudi, 31 janvier 2008

Ben dites donc, si votre plumage est à minima aussi glamourousse que votre ramage, vous devez être tous de la Confrérie des Bogosses!!!!(autrement dit, ça me donne envie de relire un truc de Molière, comment ça s'appelle déjà????)

Ecrit par : Barbiturix | vendredi, 01 février 2008

"(autrement dit, ça me donne envie de relire un truc de Molière, comment ça s'appelle déjà????)"

Le Corbeau malgré lui?

Le Renard gentilhomme?

Ecrit par : Jacques Etienne | vendredi, 01 février 2008

Barbie Turix: Je suis inconstant dans mes haines comme dans le reste... La rancune m'épuise notablement et j'admire les rancuniers dont la haine n'est pas même soluble dans les années qui passent.

Mais Jacques Etienne se trompe: vous vouliez parler je pense du "Corbeau imaginaire"?

Ecrit par : Tang | vendredi, 01 février 2008

Cher Tang, pardon d’émettre du vocable avec retard. La vérité est que je suis ennuyé –bien trop pour goliarder du commentaire d’ailleurs. Vous êtes d’une gentillesse sans faille (je m’étonne en passant que vos « ennemis » soient si racornis du palpitant qu’il n’arrivent pas à percevoir cette évidence; tact et prévenance vous sont consubstantiels).
D’une gentillesse terrifiante devrais-je dire. Dieu que je me mords le clavier ! Sainte obscurité, j’ai péché devant Ta Face! Et pi d’abord mes centres d’intérêts, ben y sont à des éons-lumières d’avoir l’ossature impeccable qui leur mériterait l’ostentation…, faudrait les fourbir pour l’expo, qu’ils soient nacrés de la syllabe, ciselés-taillés tenue de soirée. Cousus au point de dentelle pour le dire bref. Or c’est du bric à bras mal fagoté, du poussiéreux, du destiné vide grenier (à part qqlq K .Dick et du Moorcok, j’ai même pas lu de Sf depuis 3 ans). Ca m’indisposerait d’étaler mon quotidien D’autant que… j’ai pas l’âme ex cathedra ; pi j’ai rien juré ! Na ! Pudique, timide (donc mégalomane par compensation), je suis un réactif peu enclin à laisser des invites sur tous les blogs du quartier, à stakahnover de la réclame, clamant du slogan « chez Restif,c’est festif » !

Les blogs… J’ai découvert cet univers festonné d’egos en juillet dernier, et voilà que, déjà, vous désireriez me clouer à une échappée de clavier. Incontinent du commentaire, je suis puni, Dieu est juste et moi en grand danger d’ajouter ma gouttelette à la mer numérique si j’écoute le chœur des tentateurs (un chœur assez réduit, reconnaissons).
Grâce au ciel –qui est bon –c’est impossible avant quelques mois. Je vous jure bien que je ne fais pas mon aguicheuse. Que si vous connaissiez la situation de la bête, vous seriez le premier à en convenir. Tout ça vient trop tôt.

En tous cas, m’avez touché Mr Tanguy. Et je suis bien, bien content que vous n’arrêtiez pas V.B. Etonnant que certains prennent la distance vis-à-vis de son propre personnage pour de la morgue, comme le petit N*** (qui est attendu par sa georginette de maman au rayon des fastidieux du commentaire – à côté des lettres à la Kommandantur).
Faut reconnaître : quel mauvais exemple, se délester du pontifiant, admettre la faille, s’amuser indignement de ses travers et faire les cornes à toutes les graines de pions si comiquement veules, si lourds de la certitude . Non, vous êtes insupportable.

Et ne vous inquiétez pas : je craquerai. (un jour où j’aurais vu monsieur Panado…)

Restif

Ecrit par : Restif | vendredi, 01 février 2008

Frêle Restif,
(difficile de s'en empêcher, un esquif peut-il n'être pas frêle? je ne sais, parler d'esquif tout court vous a des airs d'audace stylistique!)
Cher Restif,
Vous allez faire rougir la bannière d'icelieu. Ce n'est pas un secret néanmoins que je prends parfois le temps de corriger les fautes d'étourderie que laissent parfois mes commentateurs, car malheureusement hautetfort ne permet aucune édition par les commentateurs eux mêmes. Nous avions parlé de cela avec Didier Goux sur le blog crachant sur ses semblables (puisque son auteur répond à même les commentaires pour ne pas gonfler le nombre de commentaires)

Cela étant je ne cherche pas à me faire aimer de tout le monde ici, pas plus qu'à me faire haïr. Mais rien de ce qui s'y passe n'est vraiment sérieux, tant pis pour ceux qui refusent effectivement de le voir. Et du reste cela ne veut pas dire que je ne me prends pas plus souvent qu'à mon heure au sérieux en bavassant mes billets. Mais si je me prenais vraiment au sérieux au fond je n'écrirai pas des billets sur un blog H&F, j'écrirai un roman ou un essai. Alors j'aurais à affronter le jugement de mon oeuvre, tandis qu'ici tout n'est qu'humeur, inimitiés ou sympathies, "La comédie de la vie" comme dit Simon dans "un éléphant etc" ou "nous irons tous au paradis" je ne sais plus.

Si bien que votre réticence liée au manque d'ossature ne me parait pas très sérieuse: écrit au jour le jour un blog n'a pas de structure, ce n'est pas un site personnel construit, architecturé. On y pardonne l'inégalité des billets parce que précisément ça n' a jamais grande prétention (presque jamais). La seule chose à laquelle on devrait s'astreindre c'est une certaine exigence de la langue.

Ceci dit je ne dis ca que pour causer, je vivrai très bien sans votre concurrence d'ici que vous ayez le temps de monter votre boutique! ;) N'en doutez pas!

De toute façon vous l'avez aussi compris: nul n'échappe à M. Panado. Vous finirez par craquer. En tt cas merci pour votre aimable commentaire, j'en connais qui partiront d'un rire mauvais devant ces "ronds de jambe" mais je les plains.

Bien à vous Restif,

Tanguy

PS: Hum je casse les pieds à mes drôles avec ça, rassurez-moi vous aviez mis "Mr." pour Mister et non pour Monsieur?

PPS: Hum j'espère qu'il ne vous a pas échappé que vous êtes mon ainé. (tout comme Georges il est vrai mais enfin cela a son importance)

Ecrit par : Tang | dimanche, 03 février 2008

Pardonnez mon retard je voguais dans Froissart ; belle édition- sélection en poche (sinon c’est 15 volumes à la SHF -société d’histoire de France. Puis, le poche offre, en sus de son excellente introduction, un remarquable « lire Froissart » qui consacre qqlq pages rigoureuses et succulentes à l’ancien français, cette langue exquise,si délicate et charnue. Depuis, ce n’est que déchéance. On n’a fait que s’étioler, dépérir…) Livre de poche donc, 2 volumes dans la merveilleuse coll. Lettres gothiques, à laquelle j’emprunte ce petit passage qui tombe à pic :
« Et si humblement fourma sa predicacion que lis rois de France, meust en grant pitié, prist la le crois et requist au Saint Père que li volsist acorder. Adonc li papes Benedict, qui vit la bonne volenté du roy de France li acorda benignement et le confirma par condition que il absoloit de peine et de coupe vrai confes et vrai repentans » (Livre I,p.176).
Dans un instant vous allez comprendre pourquoi estoit idoine icelle citation. Qui aurait gagné - pour le propos qui vient - à ce que seule la dernière phrase soit citée. Mais n’aurait-ce point été désolation que de louper l’historique enthousiasme de Philippe VI s’engageant à affranchir les lieux saints des chaînes que d’infidèles mains avaient tressées ? (de plus il m’amuse, ce de manière un brin tendancieuse, de montrer ce que jadis fut le Français, et d’en induire traîtreusement que l’évolution des graphies est intrinsèque à la langue et qu’il faudrait pas nous hérisser les pendentifs avec un purisme excessif ; sous entendu de capon (qui, lui, plaisante) dont vous allez de suite comprendre la raison ).

Bien : Soyez pour moi tel le Pape Benedict à ceux qui se croisèrent.
Car je sens que me dépouillant de cette âpre majesté dont ma ride est l’emblème (je n’en ai qu’une) je vais dévaler la pente de votre considération ( style Talon)… mais plus incorruptible encore que le tendre Maximilien, je préfère m’affaisser dans votre estime plutôt que de dorer ma réputation au soleil du mensonge : j’ai bien voulu dire « monsieur » par cette infâme abréviation (« Mr »). Votre flair pédagogique est au-dessus de tout éloge, vous repérâtes immédiatement une ombre errant dans les palus syntaxiques les plus dévoyés – mais je veux croire que semblable au Pape sus évoqué, vous n’êtes pas sans pardon et que vous me remettrez dans le droit chemin. D’autant que sa carte ne m’est pas inconnue : on met « M. » pour « monsieur » dans une salubre représentation du plus bel hoir que le terroir latin ait enfanté.

Vous savez, ce n’est moi qui m’énerverais parce qu’un visqueux cloportetrissotino-cuistresque [normalement barré après "un" pour reprendre après "c..e"..]
affable lecteur relève un point noir sur la peau de la langue (quelle image quand même !) Et je n’irais certes pas me défausser sur l’ « usage », dérisoire défausse, échappatoire peu seyante qui ne fait qu’accuser en nous de panurgesques traits. J’avoue aussi monseigneur, ah ! que bien humblement: dans un com’, je suis peu acharné du bon usage et pas bien effréné de la minutie comme l'exige travaux sérieux et communication. C'est mal. Mais point de veules parades : j’ignorais, ce malgré l’évidence).

Que si certains se gaussaient de nos « ronds de jambes », je les qualifierais de paltoquets irrémissibles. Et surtout de personnes peu aptes à capter les courants, à décrypter cette part d’indicible qui s’attache aux mots et que nous ne pouvons surmonter qu’au prix d’un peu de pudeur sacrifiée –comme nous désirons minorer l’oblation, quelque pas de danse sont parfois nécessaires….
Et puis, les gens ne sont pas si méchants que diable ! J’irai même jusqu’à croire que votre cher Georges à moi bien inconnu n’avait pas du calculer les possibles conséquences de son indiscrétion et l’a regrettée. Hélas –là est la Faute– plutôt que de se tapoter la coulpe -d’un seul doigt, ça vous suffirait non, Tang-le-Magnanime?,- il préférerait encore jouer numérique holocauste et le blog immolé. Je suis peut-être naïf… ou bien trop rimbaldien infiniment, pour concevoir qu’un amoureux du poète de sept ans se révèle par nature une authentique balance. Homo ludens prétendument sapiens que nous sommes, nous devrions être happés par cette éprouvante question : pourquoi un type vient-il harponner de ses commentaires une dissection qui ne le convoquait pas? Je me demande si on ne patauge pas ici dans le désir mimétique cher à R. Girard, dont on sous-estime combien sont efficientes ses analyses pour l’univers du blog. Sans doute, c’est bien loin de suffire à quintessencier le phénomène, n’empêche qu’ici, le bon Georges s’est senti bafoué à travers son désir et très visiblement ça l’a bien sévère préoccupé, à beugler rouge-dru frénétique ; quand même… ça m’étonne moi, simplet.

M. Panado étant un passant considérable au sein des Fruits du Congo, désireux de donner un brin de luminosité aux raisons qui motivèrent l’engagement du personnage dans mon commentaire, je me permets de citer l’exacte phrase du doux Alexandre : « Et ces choses se sont passées du temps de M. Panado, dont un proverbe du collège affirme qu’on peut être tranquille à la condition qu’on l’ait vu ».
"être tranquille"... voilà ce que je me souhaitais pour le futur.
Notez qu’il accroit ma honte et mon indignité ce passage, car je l’avais en tête à l’instant même où je balafrais la face de Notre Très Sainte Mère la Langue.

Voilà. Pas besoin de radouber le canevas de mon histoire de blog : ça se fera, et je suivrais vos éclairés conseils (je me permettrais même d’en demander d’autres).
Par contre, histoire de donner de la matière aux ceusses qu’ont besoin d’imaginer de noires raisons d’incarner cet abjection contre nature : un tangophile ( ce qui ne m’empêche évidemment pas de tonner quand mes saints préjugés sont touchés,– ‘peut même m’arriver d’avoir raison ! quoi qu’il en soit, ça n’interdit pas la chamaille –voir chez Stag) donc, pour nourrir les doux paranoïaques, voilà un fait – le grand complot professoral. Figurez-vous que ma bergère est prof (de français !) et, guillerette – c’est pas la racaille qui effrayera une autochtone de Novossibirsk - à grands renforts de devoirs, renvois et rapports instruit des sixièmes et des quatrièmes. L’a même gouverné une seconde. Actuellement (son statut dûment choisi le lui permet) elle passe notamment d’une classe européenne à une ZEP ; cet être, qui frôle l’aliénation, va jusqu’ à prétendre que les deux sont intéressantes. De toute manière, elle est perdue : plusieurs fois, et sans aucune provocations, je l’ai entendue prononcer le mot de « vocation »... Que T'ai-je fait?

Et bien je prends tout doucettement congé de vous (jusqu’à tailler la bavette sur un prochain fil)
Très cordialement votre. Retif ( l'esquif pompette -nouvelle mouture d'un poème connu. Ami lecteur, le reconnaîtras-tu?

Ecrit par : Restif | lundi, 04 février 2008

Ah ! Le ridicule petit stalkère continue apparemment de rouler des mécaniques, malgré la confondante superficialité de son personnage, l'insignifiance absolue de ses "secrétions" verbeuses, et la pesanteur poisseuse de son style de goret.

Soit ! Puisqu'il s'enfonce toujours plus bas dans la médiocrité, nous le prendrons de toujours plus haut pour lui signifier, chacun ses oeuvres, notre profond mépris. Mépris envers sa navrante personne, mépris envers ses opinions en voie de putréfaction, mépris envers ses grotesques poses de trompette enrouée.

A bientôt donc sur le Blog de la Communauté qui Flippe !

C'est dit !

http://consanguin.blogspot.com

Ecrit par : Frère Scoliose | mardi, 05 février 2008

Bonsoir M. Restif (et non Mister, donc...)
Votre ivresse esquivale ne manque pas de mots mais n'accable point de maux, et pourtant...

A mon tour de reconnaitre mes limites, je suis réfractaire à l'ancien français. Pour des raisons essentiellement grammaticales, le flou artistique de sa syntaxe défrise mon esprit cartesien de non lecteur de Descartes (mais joueur de tarot, l'honneur est sauf). A moins que ce ne soit mon purisme? ;)

J'y préfère la latin complexe et rigoureux encore que je ne sois qu'un vil Lettres modernes... (latiniste cependant, mais faute de pratique...)

(Vous êtes médiéviste sans doute? Ou me trompé-je?)

Oublions Georginet que j'obsède à mon corps défendant, il a de la peine à détourner son petit esprit de ma modeste personne. On finirait par se croire important avec de tels imbéciles. J'aimerai croire que son adoration rimbaldienne est purement accidentelle, mais je postule que le bonhomme est aussi bête qu'il est cultivé; la chose est hélas possible... Il croit sans doute avoir les moyens de tout prendre au sérieux y compris l'amas de contradictions rances et ignorées de son étonnante médiocrité. Et encore vous ne voyez que le partie immergée de se mesquine personne (honnêtement ce spécimen est assez fascinant, chaque manifestation georgique sur son blog (qui n'en est pas un...). Dieu quant à lui, qui voit tout, se frotte encore les yeux devant sa mauvaise foi goumande...

Mais parlons plutôt de M. Panado, cet autre passant considérable. Je n'ignorais pas l'adage en vogue dans le collège "vantru"! cependant l'expérience du narrateur adulte infirme l'enseignement populaire. In fine il semblerait que l'on n'est jamais vraiment tranquille même quand on a vu M. Panado.

Sur ce je vous encourage à rester tangophile, c'est un signe de bonne santé mentale et d'absence de tares assuré. Pas de raison de s'en priver fut-ce en raison de soupçons corporhâtistes appuyés.

Bon courage à votre moitié qui n'a pas l'air d'en manquer. Je pense que vous aurez bien compris que je vous taquinais sur la fibre réac en préjugeant du progressisme de votre femme... Et en effet je ne pouvais plus mal tomber (mieux?)... Le mot de la fin reviendrait-il in fine à Solko sur ce chapitre?

Adieu faquin,
Tanguy


PS: tiens j'ai décidé de tenter une chronique de Vialatte avec mes 3èmes calamiteux. osons les choses grandes et magnifiques, histoire d'avoir moins de regrets si je me plante dans les grandes largeurs. On voit par là l'intérêt qu'il y a à ne jamais penser petit.

PPS: Ah finalement grâce au fris de port offerts par amazon pour plus de 20€ j'ai joint "belluaire et porchers" à "l'exegèse"...

PPPS @ frère Scoliose: n'allez pas vous prendre plus au sérieux que votre proie...

Ecrit par : Tang | vendredi, 15 février 2008

C'est quoi, cette nullité?

J'ai perdu 10 minutes de mon temps à en lire le début, et puis j'ai abandonné: je suis prêt à faire un effort pour comprendre la pensée d'un Asensio, sous son style compliqué, parce que je sais qu'il s'y trouve quelque chose, mais lire un tel vide, une telle absence de réflexion... Une bave nauséabonde... C'est creux!

Incapable de tenir la controverse avec Juan sur le fond ("Au fond peu nous importe le propos du STALKER", cela en dit long: ce n'est pas qu'il ne vous importe pas, c'est que vous n'y comprenez probablement rien!), vous vous rabattez sur le forme comme, oui, une hyène qui s'attaque au plus faible. Le "lecteur" est heureux de savoir que vous vous êtes précipité sur "Le grand monde des animaux" qui traînait au fond de votre bibliothèque poussiéreuse, pour faire la glose d'UNE métaphore choisie au milieu de... combien de milliers de phrases et de dizaines (centaines) de notes? Est-ce là la façon de "critiquer" un texte que vous enseignez à vos élèves?

J'ignore d'où vous vient cette aigreur, mais vous feriez mieux de vous concentrer sur vos cours, de lire des oeuvres dont vous pourriez parler à vos élèves (de vraies oeuvres, j'entends, pas de celles qui sont au programme officiel), et de manifester un véritable amour pour ces mêmes élèves en les aidant à élever leur esprit (oui, le mot vous paraît peut-être grossier, surtout dans le sens où je l'écris), plutôt que de perdre ce temps (combien d'heures pour pondre votre note?) dont vous semblez ne connaître ni le prix ni le sens. Vous voyez, moi-même je les ai oubliés le temps de vous écrire, et je retourne immédiatement à de saines occupations.
Mais il est vrai que j'en ai assez de voir la vilenie de ceux qui attaquent bassement le Stalker (c'est-à-dire Juan), qui n'est pas à proprement parler un ami, mais que je connais un peu, que j'apprécie, que je respecte, avec qui je n'ai d'intérêt commun ni dans l'édition, ni d'aucune autre manière matérielle.
Pas bien à vous.
F.BARBIER.

Ecrit par : BARBIER | mardi, 19 mai 2009

Qu'est ce que c'est que cette nullité? Je vous retourne la question M. Barbier mais commencez par saluer la prochaine fois.

Si vous saviez lire vous ne trouveriez pas d'aigreur où il n'en fut jamais. Avant de me donner vos leçons de morale (et de pédagogie, de mieux en mieux) je vous prierai de lire plutôt que de postillonner. Merci.

Et ne parlez pas des programmes dont vous ne savez visiblement rien. Vous apparaissez pour un sot de bien vilaine pâte, un admirable fat.

Asensio (Juan, oui) mérite-t-il des amis aussi bêtement empressés? Aussi tragiquement dépourvus de tout humour? Je ne l'espère pas pour lui. On croirait voir l'ours caillasseur de certaine fable.

Je vous souhaite le bonsoir M. Barbier.

Ecrit par : tanguy | jeudi, 21 mai 2009

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