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mercredi, 06 février 2008
La littérature-évasion, c'tt'eu blague!
Le terme même de littérature-évasion m'a toujours fait ricaner. A la limite, qu'on puisse parler de lecture-fuite je puis le concevoir. Qui ne s'est jamais plongé hypocritement dans un bouquin entamé pour s'affranchir de quelques révisions barbantes et bien inutiles une veille de partiel?
Mais on prend alors ce livre machinalement, comme on allumerait la télé si on en avait une sous la main. Tout cela a autant à voir avec la lecture qu'un jackass avec l'anarchie. La littérature-évasion est un concept de dissertation de Deug 1*, guère plus.
Comme j'ai une solide réputation de petit père Emptoire de la blogosphère, j'ai décidé - une fois n'est pas coutume - de démontrer nettement la justesse de mes dires iconoclastissimes. La preuve de l'inanité de la théorie de la littérature-évasion que j'avance est d'ordre nettement ontologique, ce qui fait que si vous ignorez le sens de ce mot, ce n'est pas la peine de lire la suite en espérant être convaincu.
Toujours est-il que le crâne vrillé par les suites d'une intervention aussi dentaire que Maurice G, je me suis replongé fanatiquement dans la lecture du Zero et l'infini de Koestler, entamé un peu plus tôt dans la journée. Rêvais-je de m'évader de ma geôle inflammatoire comme l'impavide Roubachof de sa prison modèle? On serait tenté de le penser, mais le révolutionnaire embastillé n'avait pas l'air franchement d'accord: malgré mes efforts très méritoires pour passer outre plusieurs allusions à la chose, j'ai fini par comprendre que sa dent le lancinait...
Ne cherchez pas la littérature-évasion hors d'une copie de littérature d'étudiant de Lettres en panne d'inspiration. C'est là qu'elle doit en effet purger sa peine incompressible. Dans un livre en revanche, vous pourrez toujours fouiller pour en trouver la moindre trace: vous avez plus de chance de tomber sur une dent gâtée en bouquinant dans la salle d'attente d'un chirurgien-dentiste... La littérature est pleine de mystères.
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Notes:
* Oui, ça s'appelle L1 maintenant je sais! Mais qu'on me laisse passéiser en paix bordel de foutre!
02:55 Publié dans L'huile sur la barbe d'Aaron | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, évasion, littérature-évasion, Koestler, carie, dent, Roubachof





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