« La pirouette et Celui dont on ne doit pas dire le Nom en vain | Page d'accueil | La constante mystérieuse »
samedi, 26 avril 2008
Autre lieu-commun: "être porté sur/à"
Un autre lieu commun intéressant venant de croiser ma route, si ce n'est pas le contraire, attachons-nous à lui un court instant. On dira facilement que tel est "porté sur la bibine", et il y a quelques minutes à peine je me disais en privé "porté à croire"...
Par qui? Pour ne pas dire "le prince de ce monde"* ou le "Roi des Cieux" selon les circonstances** le rationaliste dira: par notre instinct pardi! Mais peut-on être porté par ce qui n'est qu'en nous? Les piles du pont le portent mais ne sont pas en lui si elles le constituent. L'idée est à creuser, ce qui certes paraît étrange s'agissant d'un pont (encore qu'il faille des fondations aux piliers comme à toute chose). Mais enfin s'il s'agit de démolir (pour mieux reconstruire cela va sans dire) des lieux-communs, pourquoi non?
---------------
Note:
* Le prince de ce monde est un autre nom du Malin ainsi que je l'appris sur le blog théologique d'Isabelle des Charbinières. Assez logiquement cette "notion" (ce n'est pas le bon terme) m'est encore très difficilement "appréhendable" (et en l'espèce si j'ose dire le néologisme le dit assez).
** On remarquera alors que le changement de préposition est sans doute significatif.: "sur" maintient une distance, "à" nous (r)amène au coeur du lieu.
10:22 Publié dans Notre Sainte-Mère la Langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lieu commun, langue, exégèse, porté sur, porté à, pont, fondation





Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://tangleding.hautetfort.com/trackback/1587918
Ecrire un commentaire