vendredi, 02 janvier 2009

Première entorse: une oeuvre=une note...

A un misanthrope modéré, s'il passe par là...

--------------

La chair est faible, l'esprit aussi. Bon je me suis dit qu'une fois par semaine c'était un peu raide, et surtout trop abstrait, trop arbitraire. Et j'avais envie de vous parler d'une BD qui trainait sur mes étagères, que j'avais achetée dans l'idée de la lire, je présume, et qui attendait, sans bruit, sur l'étagère silencieuse. Pourtant c'est un ami qui m'a fait découvrir l'excellent Marc-Antoine Mathieu avec Julius Corentin Acquefacque, prisonnier des rêves.

Cette fois il s'est agi d'un "single-shot" comme on dit (récit singulier?). Il fait bon se perdre dans Les sous-sols du Révolu. C'est un petit format carré, je ne sais pas combien ça coûte neuf (un guignol l'a fourgué à Gilbert Jeune, tant pis pour ce malpropre!)  et c'est vraiment très bon, mais alors ce qui s'appelle très bon. Non seulement c'est virtuose (pour une BD) mais cela n'a rien d'un étalage gratuit, c'est au contraire un récit plein de vie, de malice. Pas muséifié pour deux sous.

Profitez donc du beau soleil d'hiver pour aller acheter cette BD et ne la laissez pas pourrir sur une étagère - ou alors seulement mûrir, et quand elle est à point croquez!

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://tangleding.hautetfort.com/trackback/1975277

Commentaires

C'est pas pour vous contredire mais je crois que le terme exact pour les BD, c'est "one shot", mais bon on s'en fiche, jolie entorse (figurez-vous que je touche ma bille en BD, faites gaffe!)Bon, je disparais, prise en flagrant délit de vous poursuivre! mais ...vous me faites bien rire Tanguy! Belle journée au soleil d'hiver. A dans une semaine pétante!

Ecrit par : Sophie L.L | vendredi, 02 janvier 2009

Ah oui vous avez raison (et on sait combien vous êtes intraitable quand vous avez raison): "one-shot" donc. Rste que cela ne nous dispense pas de trouver un francisisme puir dire la même chose (je suis bien fier de "déflorant" pour "spoiler", pas au point de le proposer à la commission du capitaine...)
Toucher sa bille, voilà une expression que je ne connaissais pas et qui me plait.
Or donc vous touchez votre bille en BD, mais il faut partager Sophie dans ce cas là! Ca j'ai la berlue où je n'ai jamais vu l'ombre d'une case passer sous l'éventail... (à propos de cases, si vous lisez "Les sous-sols du révolu"; le coup des cadres m'a pour le coup bien fait rire - il n'y a pas que cela...)

PS: Je ne sais pas si vous me poursuivez mais de mon côté qu'est ce que je peux fuir! Une vraie passoire à la fin!

Et à la semaine prochaine sans faute... (affligeant l'éphémère masculin!)

Ecrit par : Tang | vendredi, 02 janvier 2009

Pas entendu parler de BD sur l'éventail? Il faut mieux regarder!!!

Ecrit par : Sophie L.L | vendredi, 02 janvier 2009

Je n'ai pas les yeux en face des phylactères des fois... Sûrement la bière belge, un ami en ramène tout juste de Charleroi (Rimbaud, Baudelaire...) Rien que d'y penser j'ai les papilles qui tremblotent et les neurones qui vont se cacher dans les jupes de leur mère (la moëlle épinière si mes souvenirs sont bons).
Mais je boirai cela à la belle santé de l'éventail verdoyant et de ses personnages plein de vie...

Allez tenez, je vous fais une confidence, j'aime beaucoup votre écriture, c'est à peu près ce que j'attends d'une écriture féminine - mais quand je dis que c'est ce que j'attends cela ne veut pas dire que je ne suis pas surpris, au contraire même.

Je vous laisse rougir discrètement, à l'abri derrière votre éventail...

Ecrit par : Tang | vendredi, 02 janvier 2009

Ecrire un commentaire